1er octobre 2026
L’OTRE et la FAI annoncent une mobilisation des entreprises du transport routier dès le 21 octobre à Paris face à la flambée des prix du carburant.
Face à une augmentation des prix à la pompe jugée insoutenable, le secteur du transport routier monte au créneau. L’Organisation des Transporteurs Routiers Européens (OTRE) et la Fédération des Autocaristes Indépendants (FAI) ont annoncé un appel à la mobilisation nationale des entreprises de transport de marchandises et de voyageurs. Le premier rassemblement est prévu à Paris, le mercredi 21 octobre 2026.
Pour les professionnels de la route, le carburant constitue l’un des postes de dépenses les plus importants, pesant lourdement sur leur équilibre financier. Selon les organisations professionnelles, la hausse continue de son prix exerce une pression critique sur la trésorerie des entreprises, d’autant plus que celles-ci peinent à répercuter intégralement ces surcoûts dans leurs tarifs de prestation. Cette situation, qualifiée de critique, met en péril la viabilité de nombreuses structures, des PME aux autocaristes indépendants.
Afin de préserver leur activité, l’OTRE et la FAI ont formulé une plateforme de quatre demandes claires à destination des pouvoirs publics. En premier lieu, elles exigent une baisse significative du prix des carburants à la pompe, invitant le Gouvernement à mettre en œuvre des mesures concrètes, à l’instar de ce qui a été fait dans d’autres pays européens pour soulager le secteur.
La deuxième revendication porte sur un renforcement des obligations de répercussion des coûts. Les fédérations demandent la simplification du mécanisme d’indexation carburant dans le transport de marchandises, via l’instauration d’une référence unique et opposable, basée sur les indicateurs du Comité national routier (CNR). Elles souhaitent également que ce dispositif soit étendu aux contrats privés du transport de voyageurs et que les clauses de révision dans les marchés publics permettent une adaptation plus juste et rapide aux variations des coûts.
Le troisième point concerne une réévaluation immédiate des prix du transport. Dans un contexte de crise, les organisations appellent à une revalorisation sans délai des tarifs pratiqués pour permettre aux entreprises de couvrir leurs charges, de reconstituer leurs marges et de financer les investissements nécessaires, notamment pour la transition écologique. Elles insistent sur le fait que les donneurs d’ordre, tant privés que publics, doivent accepter la répercussion intégrale de la hausse des carburants. Enfin, la quatrième et dernière demande est la réintégration des transporteurs routiers dans les dispositifs d’aides gouvernementales.
Gilles Carvoyeur