Les avocats du Barreau de Nice vont devoir retourner aux urnes, et plus tôt que prévu


Droit


15 avril 2019

L’élection au Barreau, intervenue le 6 avril 2017, pour un mandat courant sur les années 2018 et 2019, s’était en effet jouée « dans un mouchoir de poche » puisque le duo vainqueur l’avaient emporté par 459 voix contre 441 pour la candidature de Maître Philippe Dutertre, challenger malheureux du second tour.

Après le scrutin, la destruction du matériel de vote n’avait pas permis un recomptage des voix, ni la vérification des procurations. Ce sont ces motifs qui ont motivé les plaignants. Saisie par ce recours qui n’était pas déposé par un candidat, la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence n’a rien vu dans le dossier et validé dans un premier temps l’élection. Mais la Cour de Cassation n’est pas allée dans le même sens et a renvoyé l’affaire devant la Cour d’Appel de Lyon.
Même si le Bâtonnier Cesari et le vice-bâtonnier Videau Gilli introduisent à leur tour un recours devant la décision de la Cour d’Appel de Lyon, les Avocats du Barreau niçois devront retourner aux urnes pour élire les nouveaux chefs du Barreau.

Et cela alors même que les premiers candidats pour le mandat 2020 -2022 au poste de Bâtonnier commencent déjà à montrer le bout du nez.

Le Conseil de l’Ordre a fait savoir ce jeudi 18 avril qu’il déterminera les dates du premier tour et second tour de ces élections lors de sa réunion du 23 avril 2019.


Jean-Michel Chevalier