Le groupe sophipolitain ACRI installe un centre de recherches en matière spatiale à Grasse


Economie


26 février 2020

Ancien centre de recherches en géodynamique et astrométrie, le CERGA de Grasse a été fermé en 2004, laissé à l’abandon toutes ces années. Il sera cependant, réouvert dans quelques mois, quand le groupe ACRI aura réhabilité le bâtiment afin d’en faire un centre de recherches consacré au « new space ».

Développer et favoriser le « new space »

Le « new space » est le terme utilisé pour définir l’émergence de l’industrie spatiale ouverte à tous. C’est-à-dire, des entreprises qui cherchent à rendre l’exploitation spatiale accessible au grand public. Le groupe ACRI fait partie de ces entreprises. Pour cela, elle a racheté en fin d’année dernière, l’ancien centre grassois, dirigé par la département scientifique de l’Observatoire de la Côte d’azur afin d’en faire un lieu spécialisé dans l’étude des données spatiales. Le bâtiment, situé dans les hauteurs de Grasse va être réaménagé. Des antennes de réception vont notamment être installées. Une fois prêt, ce centre sera également accessible aux élèves des écoles et accueillera des colloques scientifiques.
Créée en 1989 à Sophia Antipolis ACRI, l’entreprise est composée de plusieurs sociétés, chacune spécialisée dans un domaine : Ingénierie hydraulique maritime et fluviale, recherches environnementales, technique d’observation spatiale, étude de la mécanique des fluides, élaboration de services et applications de suivi de l’environnement : c’est une multitude de secteurs d’activités qui s’y développe. La société sophipolitaine travaille en collaboration avec plusieurs agences spatiales européennes. Grâce à ce projet, elle compte accentuer son développement. L’objectif : trouver 70 nouveaux collaborateurs d’ici 2024. Pour y parvenir ACRI a déjà signé deux partenariats. Un avec l’Observatoire astronomique de la Côte d’Azur et l’autre avec l’École d’ingénieurs ECAM-EPMI, récemment installée à Grasse.


Marion Rolland