L’agriculture cherche des bras : un plan spécifique pour les chômeurs « partiels »


Economie


25 mars 2020

Un « plan de soutien spécifique » pour faciliter les règles d’accès à l’emploi pour ce secteur a été défini

Pour faciliter les recrutements, une plateforme dédiée est ouverte avec un accès simplifié pour les candidats comme pour les entreprises. Elle regroupera toutes les offres disponibles, Pôle emploi pourra se charger de la présélection des candidats avec une entreprise du secteur en en application de la loi du 23 mars 2020 d’urgence.
Le salarié pourra cumuler son indemnité d’activité partielle avec le salaire de son contrat de travail dans la filière agroalimentaire, sous réserve que son employeur initial lui donne son accord pour respecter un délai de prévenance de sept jours avant la reprise du travail.
L’employeur qui embauche un salarié en activité partielle devra libérer le salarié de ses obligations sous réserve du même délai de sept jours. Enfin, les bénéficiaires du fond de solidarité pour les très petites entreprises, indépendants, micro-entrepreneurs et professions libérales, pourront cumuler le versement par le fonds (1 500 euros début avril sur demande auprès du site des impôts) avec des contrats courts dans les entreprises agricoles et agroalimentaires.

Dans le secteur agricole et agroalimentaire, comme pour tous les secteurs, les gestes barrière et les règles de distanciation sont la meilleure protection contre la propagation du covid-19. Ces principes doivent être mis en œuvre de manière très concrète pour les salariés, en fonction de chaque secteur d’activité.
Avant de la fin de la semaine, un guide pratique établi par le ministère du Travail, établi en concertation avec les acteurs de la filière, sera largement diffusé aux entreprises et aux exploitations pour leur donner des solutions très concrètes et opérationnelles afin de garantir un travail en toute sécurité.


Jean-Michel Chevalier