Un plan de survie élaboré par l’OTRE pour les transports routiers


Economie


5 mai 2020

Chômage partiel, désorganisation des flux, surcoûts, la profession est grandement fragilisée.

Activité en surtension sur certains secteurs et arrêt partiel ou total pour d’autres, la filière a dû s’adapter pour gérer une crise sans précédent. Une situation qui ne va pas se résoudre le 11 mai et promet de longs mois de difficultés pour les entreprises.

UNE CRISE COLOSSALE

Selon Jean-Marc Montagnac, secrétaire général de l’OTRE : « L’impact de cette crise conjoncturelle est colossal pour notre secteur. Plus de 52% du parc de véhicules est à l’arrêt.
Chacun doit avoir conscience qu’il n’y aura pas de pénurie des moyens de transport dans les mois à venir. La reprise sera lente et progressive. La surcapacité sera durable avec des conséquences sur les prix, au niveau national comme européen ».

Il ajoute : « Ces prix pèseront sur les modèles économiques de la filière. Cela signifie clairement que les entreprises vont devoir conserver une partie de leurs véhicules sur parc. Il va falloir accompagner la reprise progressive de l’activité en maintenant en vie l’outil dans la perspective éloignée d’un retour à la pleine activité ».

A ce jour, aucune véritable aide au secteur, si ce n’est deux mesures d’urgence de trésorerie qui ne coûtent pas un centime à l’État. Par la voix des organisations professionnelles - FNTR, OTRE, Union TLF - le secteur appelle le Gouvernement à se réunir pour répondre, cette fois, de façon adaptée à leurs attentes pour accompagner la reprise, notamment avec le report de la diminution du remboursement TICPE de deux centimes par litre au 1er janvier 2022.

OTRE


Gilles Carvoyeur