La contrefaçon, un manque à gagner de 15 milliards d’€ en Europe !


Economie


10 juin 2020

Les organisations criminelles impliquées dans le commerce de marchandises de contrefaçon.

Cette nouvelle estimation révèle l’ampleur des pertes que fait peser la contrefaçon sur les recettes publiques. Et, en France, le manque à gagner dans le secteur des cosmétiques et des soins personnels s’élève à 1,5 milliard d’€.

ORGANISATIONS CRIMINELLES

Les organisations criminelles sont de plus en plus impliquées dans le commerce de marchandises de contrefaçon.
Selon un nouveau rapport publié aujourd’hui par l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO), les répercussions économiques et sociales de la contrefaçon privent les gouvernements de recettes et sont susceptibles de promouvoir les formes graves de criminalité telles que le trafic de drogue et le blanchiment de capitaux.

D’après les estimations publiées dans le rapport, les États de l’UE enregistrent au total un manque à gagner de près de 15 milliards d’€ par an en raison de la présence de produits de contrefaçon sur le marché, résultant de la diminution des recettes issues de la fiscalité directe et indirecte ainsi que des cotisations sociales, qui ne sont pas acquittées par les fabricants illicites.

D’après les estimations de l’EUIPO, les pertes au regard des ventes s’élèvent à près de 19 milliards d’€ par an au sein de l’UE dans le secteur des cosmétiques et des soins personnels, le secteur des vins et spiritueux, le secteur pharmaceutique et le secteur des jeux et jouets. Les produits de contrefaçon ne sont pas soumis aux mêmes contrôles rigoureux que les produits authentiques qui visent à garantir la sécurité de ces derniers lors de leur consommation ou de leur utilisation. Les pertes sur le plan des ventes dans le secteur des cosmétiques et des soins personnels ont notamment augmenté de plus de 2,5 milliards d’euros depuis la publication de la dernière analyse de ce type par l’EUIPO en 2019. Il s’agit de la plus forte augmentation de tous les secteurs analysés.


Gilles Carvoyeur