Prix Littéraire Paul Langevin 2020 : Annonce des lauréats de la 1ère édition


Brèves


23 juin 2020

En raison de la pandémie du COVID-19 qui a entrainé la fermeture des collèges, le Prix Littéraire Paul Langevin 2020 a pris une nouvelle forme pour s’adapter aux contraintes liées à la crise sanitaire. Ainsi, afin de proposer une alternative aux collégiens, un concours d’écriture parrainé par l’auteure Susie Morgenstern a été proposé avec l’incipit suivant : « Je me sentais déjà vieux à 14 ans… ».

Les collégiens devaient s’adonner à l’exercice de l’écriture libre sur une dizaine de pages. Les textes ont été écrits individuellement ou en groupe par les élèves des collèges et ont fait l’objet d’un vote pour élire un lauréat dans chaque catégorie.

Pour cette 1e édition, le jury a sélectionné :
- Dans la catégorie écriture individuelle : Kilian Raholijaona du collège Henri Matisse à Nice avec Échec et Mat
- Dans la catégorie écriture collective : Benasr Madelpech, Anna, Saïmi, Margot, Payen, Mandy du collège Pablo Picasso à Vallauris avec Bleu intense.

Une sélection de livres sera offerte par le Département des Alpes-Maritimes à chaque lauréat*.

Ci-dessous un extrait de chacun des textes primés :

- Échec et Mat, Kilian RAHOLIJAONA du collège Henri Matisse
… « On raconte depuis la nuit des temps que sur notre planète, il existe un être possédant une intelligence surnaturelle et une puissance qui dépasse l’entendement. On dit aussi que dans sa vie, il traversa bien des peines avant d’arriver à un tel niveau d’excellence, mais que maintenant, il est capable d’exaucer n’importe quel vœu.
Seulement, pour le voir se réaliser, il faut réussir à le vaincre à un jeu
… »

- Bleu intense, Benasr Madelpech, Anna, Saïmi, Margot, Payen, Mandy du collège Pablo Picasso
… « À ce moment précis j’ai un dernier regard vers le ciel puis me reconcentre sur ce chantier sans fin. Je soulève un morceau de parpaing et dessous, trouve le corps inanimé d’une femme, je n’ai pas la force de la regarder dans les yeux. A son cou, un beau pendentif d’un bleu profond, profond et intense en même temps. Je le reconnais immédiatement et l’accroche à mon cou, j’espère qu’il me portera plus de chance qu’il n’en a porté à ma mère. Cette vision a ouvert une immense plaie qu’il me sera impossible de refermer. »


Valérie Noriega