En région Sud, un timide retour des particules fines


Environnement


24 juin 2020

Les niveaux des particules qui restent toutefois 40% plus bas qu’historiquement.

En plus des particules émises directement par l’activité, certaines particules, dites secondaires, sont formées par photochimie (transformation des gaz en particules sous l’effet de la chaleur et de l’ensoleillement). La météo a été conforme à la saison et a participé à la hausse de particules généralement observée au mois de mai.
Depuis le 22 mai, les concentrations de particules fines ont de nouveau baissé comme le montre la tendance observée en cette période les années antérieures. Les niveaux restent toutefois 40% plus bas qu’historiquement.

Ainsi, l’évolution des concentrations en particules fines PM2.5 avant, pendant et après le confinement, pour l’année 2020 et la moyenne des trois années précédentes. Au niveau des stations de fond, elles ne sont pas directement influencées par une source locale identifiée. Malgré tout, elles permettent une mesure d’ambiance générale de la pollution urbaine, dite de fond, représentative d’un large secteur géographique autour d’elles.
Après le confinement, une évolution de la qualité de l’air apparait différente selon les territoires.

A Marseille, sur la majorité des stations de type trafic (Rabatau, A7, Jean Moulin), les oxydes d’azote retrouvent le niveau observé début mars 2020. La reprise de l’activité et du trafic routier sur ces grands axes de la ville est ainsi visible sur ces stations.
Sur les autres agglomérations (Aix-en-Provence, Nice, Gap, Toulon, Avignon), pour les 4 premières semaines depuis la sortie du confinement, les concentrations moyennes observées sont toujours inférieures à celles de début mars 2020.
Aucune particularité n’est observée sur les territoires en ce qui concernent les particules fines PM2.5.


Gilles Carvoyeur