Sport : le député Cédric Roussel a remis 50 propositions pour sauver la filière


Sport


31 juillet 2020

Les rapporteurs ont proposé 50 mesures pour accélérer le développement du "sport-santé"

Si les J.O. de 2024 à Paris se trouvent sur la ligne d’arrivée de cette course de fond, il s’agit aussi pour les rapporteurs de "faire du sport un élément constitutif d’un nouveau pacte social. Les valeurs de solidarité, de travail, de respect de l’autre et d’esprit du collectif véhiculées par le sport doivent être le socle de cette France d’après" indiquent-ils.
Le Premier ministre ayant invité les groupes parlementaires à lui formuler des propositions, les députés LaREM lui suggèrent donc la mise en place d’un chèque sport ou des préconisations plus structurelles comme la modernisation des fédérations sportives. Ils souhaitent aussi lancer un grand débat national "pour donner aux Français un espace d’expression citoyenne permettant de faire connaitre leurs attentes, leurs espoirs, leurs idées, et leur ambition".

Santé, entreprises : les enjeux

Pour accélérer le développement du "sport-santé", les rapporteurs proposent de porter à 500 le nombre de Maisons Sport-Santé à l’horizon des J.O. 2024 et de prévoir un budget de 100 000 euros pour chacune d’entre elles.
Ils souhaitent également poursuivre "la dynamique de prise en charge par la Sécurité sociale et les mutuelles des activités physiques et sportives prescrites sur ordonnance", un dispositif encore trop peu connu, et, ouvrir l’Agence nationale du Sport aux entreprises finançant le sport-santé (mutuelles et assurances).
Pour faciliter le développement du sport en entreprise, Cédric Roussel et François Cormier-Bouligeon proposent de généraliser le remboursement des licences sportives par les comités d’entreprise et d’introduire l’activité physique et sportive en entreprise dans les négociations professionnelles au niveau de l’accord national interprofessionnel ou des branches. Ils souhaitent aussi que soient exonérées de cotisations sociales les dépenses consacrées à l’organisation de manifestations sportives pour le compte des salariés dans l’entreprise et, inscrire la promotion d’événements sportifs dans l’entreprise au sein du prochain plan de santé au travail (PST 4).

Cédric Roussel DR

En chiffres

- Le sport représente 360 000 clubs et associations répartis sur l’ensemble du territoire. Ils emploient 115 000 personnes et rassemblent 17 millions de licenciés.
- La filière sport française regroupe 112 000 entreprises pour 333 000 emplois. Elle réalise un chiffre d’affaires annuel de près de 80 milliards d’euros.
- On estime à près de 20 milliards les pertes de la totalité du secteur en raison de l’épidémie. Au niveau du sport amateur, 90% des structures ont été fermées pendant le confinement, les pertes sont estimées à plus de 3 milliards d’euros.
- L’annulation des événements printaniers et estivaux entraîne une perte de trésorerie. Avec le risque de recul du sponsoring des entreprises partenaires (souvent des PME locales), de nombreuses associations pourraient se trouver en grande difficulté financière à la fin de l’année.
- Sport professionnel : de nombreux clubs sont en danger de disparition. Leurs principales sources de revenus (droits télévisuels, sponsoring, billetterie, hospitalités, partenariats et transferts) ont disparu ou se sont considérablement réduites.


Jean-Michel Chevalier