Petits secrets à connaître sur les sacs et les malles Louis Vuitton, selon Christie’s



Culture


11 décembre 2020

C’est vendredi, prenez le temps de découvrir quelques anecdotes sur cette grande marque

Marque de luxe iconique, Louis Vuitton est une référence dans le paysage maroquinier du monde entier. Ses sacs et malles, aux designs et monogramme emblématiques, sont des valeurs sûres en matière d’investissement et d’objet de collection. Christie’s et ses experts, livrent quelques anecdotes à connaître sur ces objets de désirs.

Louis Vuitton, fondateur de la maison, commença sa carrière en fabriquant des malles

Si aujourd’hui Louis Vuitton (groupe LVMH) est leader sur le marché mondial du luxe, le fondateur de la célèbre maison, lui, n’est pas né fils d’un tel empire. Le futur créateur nait dans une petite ville montagneuse de l’est de la France en 1821. À peine âgé de 13 ans, Louis Vuitton quitte sa province natale pour la capitale. Un voyage de plus de 300 miles qui lui prendra deux ans. Arrivé à Paris, il devient l’apprenti d’un fabricant de malles. Innovant, il devient, à 30 ans, le fabricant de malles officielles de la princesse Eugénie et de toute l’aristocratie française. Ce n’est qu’au passage de l’entreprise du père à son fils que la maison diversifie son activité en proposant chaussures, vêtements, bijoux et sacs à main. Dès les années 1930, de nombreux modèles, devenus iconiques sont créés, tel le sac Keepall sorti en 1930, le modèle Noé lancé en 1932 ou encore le célèbre Alma en 1934. Un empire est né.

Des créations aussi esthétiques que pratiques

«  La raison pour laquelle Louis Vuitton est aussi populaire auprès des consommateurs, c’est notamment pour ses pièces pratiques et hautement fonctionnelles », précise la maison Christie’s. Un design réfléchi et l’utilisation de matériaux solides sont les deux piliers sur lesquels repose le secret des sacs Louis Vuitton. Qu’ils soient à l’épreuve de l’eau, comme le modèle Keepall, ou faits à partir de peau de veau ultra-résistante, un cuir particulier notamment utilisé dans la fabrication de la manette Boréale-, Louis Vuitton tient à cette qualité, grand architecte de sa renommée mondiale.

Des éditions limitées très recherchées

Certes, qui dit « édition limitée » dit rareté. Mais en ce qui concerne les sacs des défilés, édités en très petite quantité, l’engouement est toujours absolu. Deux fois par an, la maison de luxe lance une collection de sacs pour accompagner les créations de ses défilés. « Connus sous le nom de « sacs des défilés », ces pièces sont produites en quantités extrêmement limitées et réservées à la clientèle VIP des plus importants points de vente du monde entier  », précise Christie’s. Prodiges de savoir-faire et d’excellence, ces sacs spéciaux sont toujours numérotés et marqués de la saison pour laquelle ils ont été produits. Selon Christie’s le plus spécial de ces sacs serait le modèle « graffiti » aperçu en 2001, et son « jumeau » multicolore édité en 2003.

En 1997, Marc Jacobs insuffla un vent de nouveauté à la maison

En 1997 Marc Jacobs, « l’un des architectes du marché des sacs de défilés collectionnables » chez Vuitton, rentre dans la maison de luxe en tant que Directeur Artistique. Sa vision, jeune et dynamique permet d’insuffler un vent de nouveauté, transformant «  la marque de bagagerie historique en maison de mode incontournable », précise la maison des ventes. Il introduit la toute première collection de prêt-à-porter et imagine même les premières collaborations notamment avec le designer Stephen Sprouse ou l’artiste Yayoi Kusama. Laissant ainsi la place à une jeune génération qui continuera de faire évoluer la marque, comme le fait avec brio, talent et créativité Virgil Abloh, directeur artistique Louis Vuitton homme, depuis 2018.

Des pièces révolutionnaires nées de collaborations artistiques

Louis Vuitton a imaginé de nombreuses pièces et collections éphémères en collaboration avec de nombreux artistes au fil des ans. Certains de ces partenariats ont même gravé les esprits, notamment « les projets avec Takashi Murakami en 2003 et en 2008, où celui avec Richard Prince en 2007 », artiste plasticien américain qui a créé les iconiques sacs motifs « éclaboussures de peinture et agrémenté de citations ». La maison des ventes n’oublie cependant pas de citer la collection capsule homme, réalisée par Jack et Dino Chapman, restée célèbre sous le nom de « Garden in Hell » (Jardin aux enfers, en français).

Une maison de luxe qui n’a pas peur de prendre des risques

Audacieuse. Ainsi pourrait se résumer, très grossièrement, le caractère de la maison Louis Vuitton. La marque, qui réinvente constamment ses modèles emblématiques, n’hésite jamais à chercher l’inspiration de ses futures créations en parcourant ses archives. « Certains modèles se fabriquent depuis plus de cent ans  », précise la maison des ventes, se réinventant sous d’autres styles et motifs. Pour illustrer ses propos, Christie’s prend le cas du « Trunck clutch ». Version miniaturisée de la pièce qui a rendu célèbre Louis Vuitton, le Trunck Clutch a subi de nombreuses transformations, réinventions et variantes durant plusieurs décennies. Jusqu’à sa dernière version en date, fruit d’une collaboration avec la marque de streetwear Suprême. Une malle qui allie « le style new-yorkais au savoir-faire français  », précise la salle des ventes. La brand ose tout. Et les consommateurs suivent.

Ses pièces en cuir et peau d’animaux sont parmi les plus rares du marché

« Fabriqués en quantité très limitée à partir des meilleurs matériaux (…) les sacs Louis Vuitton Exotics sont très rarement aperçus sur le marché des enchères  », explique Christie’s. La maison des ventes précise également que « la brillance d’un sac en cuir de crocodile surpasse tout ce qui peut être fabriqué dans d’autres cuirs ». Une rareté de matériau et un savoir-faire d’excellence qui expliquent que ces créations rarissimes en alligator, crocodile, autruche ou serpent, représentent le Graal de tout collectionneur de sacs Louis Vuitton.

Les articles de voyages au podium des meilleures ventes

Si les malles ne sont plus vraiment utilisées, comme au temps où Louis Vuitton les avait rendus populaires, les articles de voyages demeurent les meilleures ventes de la maison de luxe. Parmi ces bestsellers, Christie’s cite le « sac de voyage Keepall » ou encore « la valise Pégase », des incontournables.

Un service de personnalisation au service de ses clients

Depuis quelques années, Louis Vuitton a mis au service de ses meilleurs clients un service de personnalisation Haute Maroquinerie. Les clients ont alors le privilège de créer leur sac, « en choisissant la forme, le cuir et les couleurs ». Une création unique et sur-mesure qui se revendra à prix d’or au marché des enchères.


Julie Biencourt