Les variants du Covid traqués dans les eaux usées


Santé


28 janvier 2021

Ces données mettent notamment en évidence la présence du variant britannique sur le territoire


Veolia et l’Institut de Pharmacologie Moléculaire et Cellulaire (IPMC) de Sophia Antipolis - unité mixte de recherche entre le CNRS et Université Côte d’Azur (UCA) collaborent dans le séquençage des variants du SARS-CoV-2 dans les eaux usées. Les premiers résultats d’analyse obtenus fournissent une vue instantanée précise des différentes mutations du virus présentes sur un large territoire.

Ces données mettent notamment en évidence l’incidence du variant britannique dans les eaux usées. Elles montrent que 1 à 2 % de variants sont actuellement diagnostiqués parmi tous les cas de COVID-19 à l’échelle nationale.


En PACA, les analyses ont été réalisées sur les réseaux d’eaux usées de Sainte-Maxime dans le Var et de Nice au cours de la première quinzaine de janvier.

Après le prélèvement effectué en entrée de station d’épuration et l’extraction de l’ARN du SARS-CoV-2 réalisés par Veolia, la technologie de séquençage par nanopores de l’IPMC permet l’obtention de résultats précis et livrés en moins de trois jours. L’IPMC décrypte ainsi l’ensemble du génome du virus et identifie les différentes mutations qui modifient sa séquence.

Les 200 chercheurs, ingénieurs et étudiants de l’Institut de Pharmacologie Moléculaire et Cellulaire développent au cœur de la Côte d’Azur des programmes de recherche interdisciplinaires pour explorer le monde du vivant et son environnement.
Sa plateforme de séquençage est une des composantes de l’infrastructure nationale France Génomique, qui fournit une expertise en génomique, séquençage des acides nucléiques, et bio-informatique.


Jean-Michel Chevalier