Blocages de lycées dans

Blocages de lycées dans les Alpes-Maritimes : 40 interpellations et des renforts policiers annoncés

Les mobilisations lycéennes se poursuivent dans les Alpes-Maritimes. Selon le dernier bilan de la préfecture à 17h30, une dizaine d’établissements ont encore été perturbés ce mercredi 30 septembre, alors que des violences ont également été signalées aux abords de plusieurs rassemblements. Quarante personnes ont été interpellées, dont vingt mineurs, indique la préfecture.

Depuis lundi 28 septembre, plusieurs lycées du département sont concernés par des blocages ou des rassemblements d’élèves à proximité des établissements. D’après le bilan communiqué ce mercredi soir par la préfecture des Alpes-Maritimes, une dizaine de lycées ont de nouveau été touchés au cours de la journée. Les autorités font état de 40 interpellations, parmi lesquelles 20 concernent des mineurs. Trente-deux personnes ont été placées en garde à vue. La préfecture indique que ces procédures portent notamment sur des faits liés à l’usage de mortiers d’artifice, de fusées et de fumigènes, mais aussi à des incendies, des dégradations, des outrages et des violences.

Quatre policiers et cinq passants blessés

Le bilan fait également état de quatre policiers blessés, notamment lors de tirs de mortiers. Cinq passants auraient par ailleurs été blessés. Parmi eux figurent, selon la préfecture, un père et son enfant, après des jets de projectiles contre les vitres d’un bus de transport collectif urbain. Une femme aurait également été molestée sur la voie publique. Les sapeurs-pompiers sont intervenus à 15 reprises pour des feux de poubelles, de détritus ou d’arbres. Treize autres interventions ont concerné des feux de deux-roues, précise encore la préfecture.

Des rassemblements rejoints par d’autres jeunes

Dans son communiqué, la préfecture affirme que des jeunes ne participant pas initialement aux mobilisations lycéennes se sont joints à certains rassemblements. Elle estime que ces personnes ont profité de la situation pour commettre des dégradations et affronter les forces de l’ordre. Les autorités indiquent notamment avoir constaté la présence de personnes vêtues de noir, encapuchonnées et masquées. La préfecture décrit des comportements qu’elle considère comme tournés vers l’affrontement.

Des interdictions dès jeudi

Face à cette situation, le préfet des Alpes-Maritimes, Jean-Marie Girier, annonce de nouvelles mesures pour la journée du jeudi 1er octobre.
Dans les communes concernées par les établissements touchés, la détention, le port, le transport et l’usage de produits explosifs, de matières combustibles ou corrosives, de pétards et de mortiers sont interdits. L’interdiction concerne également les armes et les objets susceptibles de constituer une arme. Des renforts policiers seront déployés aux abords des établissements scolaires. La préfecture précise que les forces de sécurité resteront mobilisées aussi longtemps que nécessaire. « Quelles que soient les revendications, rien ne justifie la violence  », déclare Jean-Marie Girier dans le communiqué. Le préfet appelle également les parents à sensibiliser leurs enfants aux risques judiciaires et disciplinaires liés à une éventuelle participation aux violences.

Photo de Une : JM Girier ©ML