Coopération portuaire,

Coopération portuaire, Marseille et Beyrouth renforcent leur axe stratégique

Le ministre des Transports Philippe Tabarot a reçu son homologue libanais pour renouveler l’accord stratégique entre les ports de Marseille et Beyrouth.

Le Grand Port Maritime de Marseille (GPMM) a été, le 21 juillet, le théâtre d’une rencontre diplomatique et économique majeure. Philippe Tabarot, ministre des Transports, y reçu son homologue libanais, M. Fayez Rasamny, ministre des Travaux publics et des Transports, pour une journée dédiée au renforcement des liens maritimes entre la France et le Liban. Cet événement s’inscrit dans un contexte de reconstruction et de modernisation, six ans après l’explosion dévastatrice qui a frappé le port de Beyrouth.

Enjeux stratégiques

Au cœur de cette visite ministérielle se trouvait la cérémonie de signature du renouvellement du protocole d’accord (MoU) liant les ports de Marseille Fos et de Beyrouth. L’entente initiale, conclue en 2022, avait posé les bases d’une collaboration technique pour la reconstruction des infrastructures libanaises. Ce nouvel accord, prolongé pour une durée de trois ans, marque une transition vers une phase de coopération opérationnelle et de développement mutuel.
Les ambitions de ce partenariat renouvelé s’articulent autour de trois axes principaux : le développement commercial, l’innovation technologique et la transition énergétique. Il s’agit de stimuler les flux de marchandises entre les deux hubs portuaires, d’intégrer des solutions numériques pour optimiser la logistique et de répondre aux impératifs de décarbonation du transport maritime. La signature a été officiellement apposée par Marwan Naffi, Président-Directeur Général du Port de Beyrouth, et Hervé Martel, Président du Directoire du GPMM.

Après la séquence officielle au port, les deux ministres sont allés à la tour CMA CGM, siège du géant mondial du transport maritime. La délégation a visité le Fleet Center du groupe, un centre de commandement ultramoderne qui illustre l’excellence française dans le secteur. Cette installation permet une supervision en temps réel et centralisée de l’ensemble de la flotte mondiale de l’armateur, optimisant les routes, la consommation de carburant et la sécurité des navires.
Cette visite visait à mettre en avant la souveraineté technologique de la France dans la gestion des flux maritimes globaux, un enjeu crucial dans un contexte de tensions géopolitiques et de complexification des chaînes d’approvisionnement mondiales.

Photo de Une : ©DR