Dans les Alpes-Maritimes, un centre départemental pour superviser les caméras de vidéoprotection des communes
- Par Valérie Noriega --
- le 5 octobre 2026
La Commission départementale de coopération intercommunale des Alpes-Maritimes a approuvé à l’unanimité la création d’un centre départemental de supervision de la vidéoprotection. Porté par le Département, ce projet reposera sur un syndicat mixte associant la collectivité et les communes volontaires.
La Commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) a donné son accord, à l’unanimité, à la création du futur Centre départemental de supervision des Alpes-Maritimes. L’équipement sera porté par le Département, présidé par Charles Ange Ginésy, dans le cadre d’un syndicat mixte auquel pourront adhérer les communes volontaires. L’objectif est de mutualiser les moyens et les compétences en matière de vidéoprotection, notamment au profit des communes qui ne disposent pas aujourd’hui des ressources techniques ou humaines suffisantes pour développer seules de tels dispositifs.
Un dispositif ouvert à 151 communes
Le futur syndicat mixte réunira le Département et les communes situées en zone gendarmerie qui souhaiteront y adhérer. Le dispositif pourra également accueillir les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) de moins de 40 000 habitants. Sur les 163 communes que compte le département, 151 sont ainsi susceptibles de rejoindre le dispositif, selon le Département. À ce stade, 15 communes ont déjà fait le choix d’adhérer au syndicat mixte.
Pour les collectivités participantes, le syndicat doit notamment apporter son concours à l’acquisition, à l’installation et à la maintenance des équipements de vidéoprotection. Il pourra également les accompagner dans leurs choix techniques et contribuer à mutualiser certains coûts.
Des opérateurs présents 24 heures sur 24
Le futur centre sera installé au Centre administratif départemental des Alpes-Maritimes (CADAM). Il aura vocation à centraliser les flux vidéo provenant des équipements installés dans les communes adhérentes.
Des opérateurs doivent y être présents en continu, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Leur mission consistera notamment à exploiter les images en temps réel et à contribuer à la détection de situations nécessitant une intervention.
Le dispositif doit également intégrer des outils de vidéoprotection assistée par intelligence artificielle. Selon le Département, ces technologies auront pour fonction de détecter certains événements ou comportements considérés comme anormaux et d’alerter les opérateurs.
La coordination avec la gendarmerie est également prévue, notamment avec le Centre d’opérations et de renseignement de la gendarmerie (CORG). Le Département indique que le futur centre doit permettre de faciliter la transmission des alertes et la coordination des interventions.
Une mise en service annoncée pour fin 2026
Le projet doit notamment contribuer à la prévention des actes de délinquance, à la protection des personnes et des biens et à la surveillance de certains sites sensibles. Le Département entend également en faire un outil d’anticipation en cas de situation critique. « La sécurité des citoyens est une priorité pour le Département des Alpes-Maritimes », affirme Charles Ange Ginésy. La mise en service du Centre départemental de supervision est annoncée pour la fin de l’année 2026.