Edito - Retailleau à (…)

Edito - Retailleau à l’assaut du château

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Après Jean-Luc Mélenchon et Gabriel Attal les semaines précédentes, poursuivons notre tour des têtes de gondole de la prochaine élection présidentielle avec Bruno Retailleau. Le patron des Républicains s’est lancé tôt dans la bataille. Ne craignant pas l’essoufflement, il a même été le premier, sinon à afficher ses ambitions, du moins à annoncer sa candidature. À l’entendre, pour redresser la France de l’ornière dans laquelle le macronisme l’aurait jetée.

Tel Henri IV demandant de se rallier à son panache blanc, il s’est montré fin manœuvrier en réussissant au printemps dernier à se faire désigner candidat de son parti au nez et à la barbe du ‘perfide’ Laurent Wauquiez qui n’en est pas encore revenu de s’être fait terrasser par le Vendéen. Entre les deux, ce n’est pas l’amour fou. Le candidat désigné sait qu’il a tout à craindre de cet allié dont il a renvoyé, au mieux et très hypothétiquement, le destin élyséen à 2032. Avec Retailleau au ministère de l’Intérieur sous les éphémères gouvernements Barnier, Bayrou puis Lecornu 1, on devait voir ce qu’on allait voir en matière de sécurité, de lutte contre la délinquance, le trafic de drogue, les rodéos urbains, les arracheurs de montres et de colliers. Et surtout avec le raccompagnement (…)

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