La Chambre d’agriculture et le SDIS 13 mobilisent le monde agricole
- Par Gilles Carvoyeur --
- le 7 septembre 2026
Face au risque incendie, les autorités ont lancé un appel pour recenser les agriculteurs volontaires et leur matériel afin d’appuyer les secours.
Chaque été, le département des Bouches-du-Rhône fait face à un risque élevé de feux de forêt. La combinaison de sécheresses marquées, de températures élevées, d’une végétation méditerranéenne très combustible et de la présence du mistral crée des conditions propices à la propagation rapide et dévastatrice des incendies. Dans ce contexte, les espaces agricoles, par leur nature ouverte et entretenue, jouent un rôle de pare-feu naturel essentiel, agissant comme des zones de ralentissement ou des points d’appui stratégiques pour les pompiers.
Un recensement des moyens
Afin de renforcer les dispositifs de prévention et de lutte, la Chambre d’agriculture et le Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) des Bouches-du-Rhône ont initié une démarche conjointe. Ils appellent les agriculteurs du département à se faire connaître s’ils disposent de matériels pouvant être mobilisés en appui des opérations. Sont notamment recherchés des tracteurs, des citernes et tonnes à eau, des engins de transport pour animaux, mais aussi des équipements plus spécifiques comme des bulldozers, des déchaumeurs ou des cover-crops. Cette initiative vise à obtenir une vision précise et actualisée des moyens agricoles disponibles en cas d’incendie majeur. L’établissement de ce registre permettra de renforcer l’efficacité des secours et la protection des populations, des exploitations agricoles et des espaces naturels. La Chambre d’agriculture précise que l’inscription sur cette liste ne constitue pas un engagement systématique d’intervention, mais un simple référencement des ressources potentielles qui pourraient être sollicitées par les autorités en cas de crise.
Des interventions encadrées par le SDIS
Il est crucial de souligner que ce recensement s’inscrit dans un cadre opérationnel très strict. Les agriculteurs volontaires ne doivent en aucun cas intervenir de leur propre chef sur un départ de feu ou tout autre sinistre. Leur mobilisation ne peut se faire que sur sollicitation expresse du SDIS, qui coordonne l’ensemble des opérations sur le terrain. Les autorités insistent sur plusieurs points fondamentaux pour garantir la sécurité de tous et l’efficacité des secours. Tout d’abord, aucun déplacement ne doit être entrepris sans un ordre formel du SDIS. Ensuite, toute intervention spontanée est formellement interdite, car elle pourrait non seulement mettre en danger la personne concernée, mais aussi entraver la bonne marche des opérations de lutte, gêner la circulation des engins de secours ou perturber les largages aériens. La mobilisation du monde agricole est donc un soutien précieux, mais elle ne peut être efficiente que si elle est parfaitement organisée, sécurisée et coordonnée.