Travail illégal, un (…)

Travail illégal, un barbershop fermé un mois par la préfecture à Fréjus

Le barbershop « MEN’S CORNER », situé à Fréjus, a été sanctionné par la préfecture du Var pour travail dissimulé, entraînant une fermeture administrative d’un mois.

Le préfet du Var a ordonné la fermeture administrative du salon de coiffure pour hommes « MEN’S CORNER » pour une durée d’un mois. L’établissement, situé au 15 rue Jean Jaurès à Fréjus, est sanctionné pour des faits de travail illégal. La fermeture est effective depuis le lundi 27 juillet 2026, comme l’a précisé le service de la communication interministérielle de l’État dans un communiqué publié ce jeudi.

Sanction pour travail dissimulé

La décision préfectorale fait suite à un constat de travail dissimulé, établi par les agents de la police nationale. Plus précisément, il est reproché à l’établissement un « défaut de déclaration » de ses salariés, ce qui caractérise le délit de dissimulation d’activité salariée. Cette infraction grave porte atteinte non seulement aux droits des travailleurs, privés de leur protection sociale, mais aussi aux principes de concurrence loyale vis-à-vis des autres commerçants qui respectent la législation.
La préfecture du Var souligne que cette sanction n’a été prononcée qu’à l’issue d’une procédure contradictoire. Conformément à la législation en vigueur, le gérant du barbershop a eu la possibilité de présenter ses observations et de se défendre face aux accusations portées contre son établissement. C’est après l’étude de l’ensemble des éléments du dossier que la décision de fermeture temporaire a été confirmée et appliquée par les services de l’État.

Poursuites pénales à venir

Cette fermeture administrative d’un mois constitue la première étape des sanctions. Les services de l’État précisent que, parallèlement, les organismes de recouvrement, comme l’URSSAF, procéderont aux redressements financiers correspondants aux cotisations sociales qui ont été éludées.
Par ailleurs, le dossier ne s’arrête pas là : l’autorité judiciaire pourrait également engager des poursuites pénales à l’encontre du responsable de l’établissement sur la base des faits constatés par la police. Dans ce cadre, le gérant encourt des sanctions bien plus lourdes, pouvant inclure des amendes significatives et des peines de prison.

Photo de Une ©DR