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13 octobre 2016

Bourses France 2016 (...)
Bourses France 2016 L'Oréal-UNESCO pour les Femmes et la Science Génération Jeunes Chercheuses, une NICOISE à l'honneur...
Service Rédaction
Les Petites Affiches

La Fondation L’Oréal a organisé le 12 octobre, pour la première fois, l’événement « Génération Jeunes Chercheuses », clôturé par la remise des bourses L ‘Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science en partenariat avec l’Académie des sciences et la Commission nationale française pour l’UNESCO. Cet événement ouvert au grand public et à la communauté scientifique a été l’occasion de faire découvrir au plus grand nombre les travaux scientifiques de ces 30 jeunes boursières et de donner la parole à ces chercheuses de talent qui feront la science de demain.

Nina MIOLANE une jeune chercheuse à NICE a été récompensée pour son parcours d’exception et ses travaux de recherche novateurs.

Nina MIOLANE est doctorante au sein de l’Equipe-projet Asclepios de l’Inria Sophia-Antipolis de l’Université de Nice

SON SUJET DE RECHERCHE : Un Homme virtuel pour la médecine du futur

Imaginez le diagnostic d’une maladie neurodégénérative comme Alzheimer suite à la prise d’une image médicale, avant même que les symptômes extérieurs se déclarent. C’est l’avenir de la médecine auquel contribue très fortement Nina Miolane au sein de l’Equipe-projet Asclepios de l’Inria Sophia-Antipolis de l’Université de Nice par la création d’un modèle de cerveau numérique. Ingénieure de Polytechnique, elle travaille sur la modélisation du cerveau humain, à partir d’IRM (Imagerie de Résonance Magnétique). « L’objectif est de représenter, dans l’ordinateur, l’anatomie saine ainsi que ses variations normales et pathologiques dans la population. Associé à la puissance de calcul de nos machines, Un tableau se regarde à quelques pas de distance. Si vous approchez de trop près, les détails apparaissent mais vous perdez la vue globale. C’est une des hypothèses pour expliquer la perception du monde par les personnes atteintes de troubles du spectre de l’autisme (TSA), qui sont 650000 en France. « En effet, si l’on perçoit tous les détails d’un stimulus (par exemple, d’un sourire) plutôt que sa caractéristique principale (sa forme en croissant), alors il sera plus difficile de le catégoriser et de bien l’interpréter », explique Laurie-Anne Sapey-Triomphe, qui cherche au cours de sa thèse de neurosciences à comprendre comment les personnes avec TSA perçoivent le monde et comment elles s’en construisent des images internes. Au sein du Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon, à l’Université de Lyon 1, elle a mené six études (enquêtes, expériences comporte-mentales, études en IRM), dont les résultats soulignent une perception atypique dans les TSA. Mieux comprendre cette perception et cette hypersensibilité pourrait permettre une meilleure description des TSA, et d’envisager des accompagnements adaptés afin de mieux intégrer ces personnes au niveau social et professionnel. Laurie-Anne Sapey-Triomphe cherche également à sensibiliser le grand public aux problématiques de l’autisme, elle a notamment reçu le premier prix lors la finale locale du concours « Ma thèse en 180 secondes ». Un tel modèle pourrait servir de base à des technologies de diagnostic numérique, pré-symptomatique, dans un futur proche  », résume Nina Miolane. Afin de prendre en compte la diversité de morphologies cérébrales présente chez les individus sains, le modèle d’anatomie cérébral numérique sera stratifié. Il présentera l’anatomie com-mune à grande échelle ainsi que les différentes anatomies possibles à petite échelle. La fascination de la jeune chercheuse pour l’imagerie médicale va plus loin que le seul intérêt scientifique, via l’organisation d’ateliers « Art et Sciences » pour les lycéens, et des expériences immersives pour le grand public

CELEBRER LES JEUNES CHERCHEUSES

Organisée à L’Institut Pasteur, cette conférence interactive inédite a été rythmée de présentations inspirantes, de tables rondes et d’interviews.
4 enjeux auxquels notre monde est confronté étaient à l’honneur :
• L’astronomie au-delà des étoiles
• L’âge de la science verte
• Quand l’imperceptible se fait remarquer
• Vers la médecine du futur

La Fondation L’Oréal en partenariat avec l’Académie des science et la Comission française pour l’UNESCO a remis à ces 30 jeunes femmes au parcours d’excellence une bourse (15 000€ pour les doctorantes et 20 000€ pour les postdoctorantes) afin de les accompagner dans la suite de leur carrière et de soutenir leurs travaux de recherche.

Cette année, 17 doctorantes et 13 post-doctorantes, venant pour 13 d’entre elles des 4 coins du monde (Allemagne, Espagne, Italie, Mexique, Russie, Suisse, Ukraine, USA) pour bénéficier de l’excellence et l’innovation scientifique française, ont été récompensées devant leurs pairs à un moment charnière de leur carrière.
Cette remise de bourse s’est faite en présence d’Hervé Navellou, Directeur Général de L’Oréal France, d’Isabel Marey-Semper, Directrice Générale de la Fondation L’Oréal, du Professeur Bernard Meunier, Président de l’Académie des sciences et de Daniel Janicot, Président de la Commission nationale française pour l’UNESCO.

Les 30 boursières L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science rejoignent la communauté des 2 250 chercheuses déjà récompensées à travers le monde et mises en avant grâce au programme international L’Oréal-UNESCO For Women in Science créé en 1998. Elles ont été choisies cette année parmi plus de 1 000 candidates par un jury indépendant composé d’académiciens qui ont tenu à récompenser l’excellence de leur niveau académique, l’originalité de leur projet scientifique, mais aussi leur désir de transmettre leur passion aux plus jeunes.
C’est d’ailleurs ce qu’elles feront tout au long de l’année 2017 où, engagées aux côtés de la Fondation L’Oréal, elles interviendront dans des collèges et des lycées afin de sensibiliser la jeune génération et plus particulièrement les filles aux filières scientifiques.

Le palmarès Bourses France 2016 L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et La Science

BOURSIERES DOCTORANTES
• Lucile ANTHORE-DALION - Laboratoire de Synthèse Organique
« Une chimie plus efficace »
• Claire AUTEBERT - Laboratoire Matériaux et Phénomènes Quantiques
« Des photons pour transmettre l’information »
• Caroline BISSARDON - Institut des Sciences de la Terre
« Du cartilage articulaire, comme neuf ! »
• Aurélie BOURDON - Laboratoire de physiologie des adaptations nutritionnelles
« La pastèque, un supplément pour améliorer la croissance des bébés fragiles ? »
• Eleonora CAPOCASA - Laboratoire AstroParticule & Cosmologie
« Ondes gravitationnelles : une nouvelle lecture de l’Univers »
Italie
• Cécile ECHALIER - Institut des Biomolécules Max Mousseron et Institut Charles
Gerhardt de Montpellier
« Des molécules « LEGO » pour régénérer les tissus »
• Charlène GAYRARD - Institut Jacques Monod
« Une cellule sous tension »
• Pascaline HAYOUN - Laboratoire Sciences et Ingénierie de la Matière Molle
« Des tubes médicaux écologiques »
• Aziliz LECOMTE - Laboratoire d’Analyse et d’Architecture des Systèmes de Toulouse
« Neuroprothèses et cerveau, unis pour le meilleur »
• Elsa LORTHE - Unité Epidémiologie Obstétricale, Périnatale et Pédiatrique
« Donner toutes leurs chances aux enfants prématurés »
• Nina MIOLANE – Equipe - Projet Asclepios
« Un Homme virtuel pour la médecine du futur »
• Pauline NAUROY - Institut de Génomique Fonctionnelle de Lyon
« Comment le poisson zèbre régénère-t-il sa nageoire ? »
• Maëlis PIQUEMAL – Unité Mixte de Recherche CNRS / Thales
« La spintronique, une électronique plus verte »
• Amandine PONS – Laboratoire Cobra
« Pour des médicaments plus actifs »
• Olga ROMASKEVICH - Unité de mathématiques pures et appliquées de Lyon et École des Hautes Études en Sciences économiques à Moscou « L’élégance cachée des équations » Fédération de Russie
• Laurie-Anne SAPEY-TRIOMPHE - Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon « Autisme, les infinis détails de la perception »
• Cornelia ZIEGLER - Laboratoire Physique Chimie
« Les protéines mises à nu »
Allemagne

BOURSIERES POST-DOCTORANTES
• Daria BONAZZI – Unité Pathogénèse des infections vasculaires
« Stop aux infections bactériennes »
Italie
• Audrey COURBOULIN – Unité Hypertension Artérielle Pulmonaire : Physiopathologie
et Innovation Thérapeutique
« Hypertension artérielle pulmonaire, une histoire de nez »
• Valerie DOMCKE - Laboratoire AstroParticule & Cosmologie et Centre de
Cosmologie Physique de Paris
« Comprendre les premières fractions de seconde de l’évolution de l’Univers »
Allemagne
• Glenna DRISKO – Institut de Chimie de la Matière Condensée de Bordeaux
« Le silicium à l’échelle nanométrique révolutionne l’optique »
Etats-Unis
• Anaëlle FOUCAULT-DUMAS - Institut Galien Paris Sud
« Des nanoparticules pour guerir »
Suisse
• Audrey HASSON – Laboratoire d’océanographie et du climat - Expérimentations et
approches numériques
« Changements climatiques, une question de sel ? »
• Karina JIMÉNEZ GARCÍA - Laboratoire Kastler Brossel
« Magnétisme quantique avec des atomes ultrafroids »
Mexico
• Nataliya KOSMYNA - INRIA de Rennes
« Interface neuronales, le pouvoir de la pensée »
Ukraine
• María MORIEL-CARRETERO - Institut de Génétique Humaine
« Jeune et en bonne santé ? Un défi, même pour une cellule »
Espagne
• Aline MUYLE – Laboratoire de Biométrie et Biologie Evolutive
« De l’importance du sexe chez les palmiers »
• Alice PISANI - Centre de Physique des Particules de Marseille
« Lumière sur le côté obscur de l’univers »
Italie
• Christiane SCHREIWEIS - Institut du Cerveau et de la Moëlle Epinière de Paris
« Reprendre le contrôle sur les tics et les TOC »
Allemagne
• Brooke TATA- Laboratoire du Développement et Plasticité du Cerveau
Neuroendocrine
« Lutter contre l’infertilité féminine »
Etats-Unis

http://fondationloreal.com/fr

Photo de une : Nina la lauréate niçoise - copyright Fondation Loréal

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