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#1jeune1solution : des mesures fortes pour accompagner les 16-25 ans pour construire leur avenir

#1jeune1solution : grâce aux dispositifs gouvernementaux présentés par le Premier Ministre Jean Castex le 23 juillet, le Gouvernement s’engage à ne laisser aucun jeune sans solution, en proposant des mesures adaptées à chaque situation. 6,5 milliards d’euros seront investis sur 2 ans pour que les jeunes ne soient pas les premières victimes de la crise. Les grandes lignes des mesures prises.

« La priorité de cet été et de la rentrée prochaine, c’est l’emploi des jeunes » Emmanuel Macron, Président de la République, 14 juillet 2020

Un coup de pouce pour accélérer l’embauche des jeunes


Pour les entreprises qui hésitent à recruter tout de suite, l’État crée une compensation de charges de 4 000 euros pour tout jeune recruté entre août 2020 et janvier 2021.

De quoi s’agit-il ?
Il s’agit d’une baisse du coût du travail sur l’ensemble des contrats de travail de plus de 3 mois des jeunes de moins de 25 ans, jusqu’à 2 SMIC, accessible pendant 6 mois aux secteurs marchand et non marchand, sous la forme d’une compensation de charges, versée par l’Agence de Services et de Paiement (ASP) trimestriellement pendant 1 an au plus abaissant forfaitairement le coût à hauteur de 4 000 euros sur un an.
Exemple
Un gérant d’une fabrique de masques qui recrute dans les 6 mois un jeune de 21 ans rémunéré 1 800 euros brut par mois pourra bénéficier d’une aide de 4 000 euros la première année qui compensera le montant de ses charges.

Impact attendu en 2020
450 000 contrats signés grâce au coup de pouce à l’embauche
Focus métiers de la transformation écologique des modèles économiques
Pour contribuer à la transition écologique et accompagner le recrutement de 1000 jeunes dans des TPE et PME sur des métiers de transformation écologique des modèles économiques, une prime supplémentaire de 4 000 euros sera versée à l’entreprise qui accueille un jeune en Volontariat Territorial en Entreprise (VTE).

Une prime pour favoriser l’apprentissage et les contrats de professionnalisation

Pour les entreprises qui hésitent à embaucher en apprentissage, l’État crée une aide exceptionnelle de 5 000 euros pour recruter un apprenti de moins de 18 ans, ou de 8 000 euros pour recruter un apprenti de plus de 18 ans.

De quoi s’agit-il ?
Il s’agit d’une aide exceptionnelle de 5 000 euros ou 8 000 euros par contrat préparant à un diplôme ou un titre de niveau master ou inférieur, signé entre le 1er juillet 2020 et le 28 février 2021, sans condition sur le nombre d’apprentis pour les entreprises de moins de 250 salariés, et sous condition pour celles de 250 salariés ou plus, d’absence d’assujettissement à la contribution supplémentaire à l’apprentissage (CSA).
Exemple
Bernard, gérant d’une fromagerie de 52 salariés, pourra bénéficier d’une aide de 8 000 euros pour l’embauche de Julien, un apprenti en bac professionnel de 19 ans. Pour bénéficier de la prime, le gérant n’aura aucune démarche à faire en dehors de l’envoi du contrat à son opérateur de compétences (OpCo) de référence.
Cette prime compensera 100 % du salaire de Julien pour sa première année de contrat. Sans cette prime, Bernard aurait dû payer la totalité du salaire de Julien, soit 660 euros par mois.

Des missions d’utilité sociale pour jeunes en quête de sens

100 000 missions de service civique supplémentaires seront mises en place, en plus des 140 000 initialement programmées en 2020, pour permettre à des jeunes de s’engager dans des associations.

Le service civique peut apporter une première expérience à des jeunes qui souhaitent s’engager pour la société. L’occasion de servir une cause utile tout en acquérant une expérience qui a de la valeur sur le marché du travail.
De quoi s’agit-il ?
Créé en 2010, le service civique permet à des jeunes de 16 à 25 ans de s’engager dans des missions d’intérêt général pendant 6 à 12 mois. Ces missions permettent de mener des projets très diversifiés, par exemple : participer à de grands chantiers de restauration de sites historiques, favoriser l’accès de jeunes en difficulté à des activités culturelles, aider à la scolarisation d’enfants dans des pays en voie de développement ou encore sensibiliser les enfants au tri des déchets.
Après 10 ans d’existence, le service civique a prouvé son efficacité : 75 % des jeunes ayant réalisé un service civique sont en emploi ou en formation 4 à 8 mois après cette expérience. Cet “effet tremplin” du service civique vers l’emploi est particulièrement fort pour les jeunes peu ou pas diplômés.
En savoir plus : www.service-civique.gouv.fr

↳ Soutenir l’emploi associatif en direction des jeunes.
De quoi s’agit-il ?
Atténuer l’impact de la crise sanitaire en renforçant les moyens du Fonds de coopération de la Jeunesse et de l’Education Populaire (FONJEP) pour soutenir l’emploi associatif, avec un double impact : préserver l’action associative et soutenir l’insertion des jeunes dans l’emploi.
Il s’agit de créer 2 000 emplois FONJEP supplémentaires (1 000 en 2021 et 2022) en appui des associations pour se développer et se consolider. Cette mesure permettra de sauvegarder les emplois, de consolider les modèles économiques et de relancer la dynamique bénévole.

↳ 1 000 jeunes seront recrutés dans des TPE et PME sur des métiers centrés sur de la transformation écologique des modèles économiques et vers la transmission des savoirs du numérique.
De quoi s’agit-il ?
Il s’agit d’une prime de 4 000 euros versée à l’entreprise qui accueille un jeune en VTE « vert » (Volontariat Territorial en Entreprise) « vert ».
Porté par Bpifrance depuis mai 2019, le VTE permet :
- Aux PME et ETI des territoires français de gagner en visibilité pour
recruter des jeunes talents qualifiés ;
- Aux étudiants à partir du niveau bac+2 et aux jeunes diplômés depuis
moins de 2 ans de prendre des responsabilités dans ces entreprises.

Le VTE devient encore plus nécessaire dans le cadre de la crise : les entrepreneurs vont pouvoir s’entourer de ces jeunes talents pour enclencher de nouveaux projets, avoir un nouveau regard pour se réinventer et sortir plus forts de la crise.
En savoir plus : www.vte-france.fr

↳ 2 500 jeunes seront orientés vers des emplois dans le monde du sport dans le cadre de l’action de l’Agence Nationale du Sport (ANS).

De quoi s’agit-il ?
Le ministère de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports soutient déjà l’emploi sportif avec le financement de 5 000 emplois dans le monde associatif par le biais de son opérateur, l’Agence Nationale du Sport (ANS). Ces emplois, essentiellement d’éducateurs sportifs, permettent le développement des pratiques sportives sur les territoires, dans les clubs et dans les instances territoriales des fédérations sportives.
L’Etat joue un rôle d’impulsion et d’accompagnement en responsabilisant le mouvement sportif associatif pour compléter le reste à charge du salaire. L’aide de l’ANS représente jusqu’à 40% du coût moyen du salaire, le montant de l’aide peut atteindre 12 000 euros par an sur 2 années.
C’est un dispositif d’aide à l’emploi très efficace, près de 79% des emplois sont pérennisés (dont 96% en CDI) et permet de répondre à une forte demande déjà bien identifiée.
Les crédits supplémentaires investis par le Gouvernement pour 2020 et 2021 permettront de renforcer l’accès des jeunes issus des formations de l’enseignement supérieur comme des formations professionnelles du ministère chargé des sports, aux métiers du sport dans un secteur en forte tension.

Impact attendu :
2020 : 1 000 emplois supplémentaires, soit 6 000 emplois dès cette année 2021 : 1 500 emplois supplémentaires, soit 7 500 emplois en 2021

Orienter et former 200 000 jeunes vers les secteurs et les métiers d’avenir


De nouvelles formations qualifiantes vers les métiers d’avenir grâce au Plan d’Investissement dans les Compétences (PIC)

Dès 2020, ce sont 100 000 nouvelles formations qualifiantes ou pré-qualifiantes qui seront proposées aux jeunes sans qualification ou en échec dans l’enseignement supérieur.
Concentrer l’effort de formation sur les secteurs et les métiers d’avenir, viviers d’emplois, c’est augmenter les chances de réussir durablement dans l’emploi tout en consolidant l’économie française pour l’avenir.
Ces nouvelles formations qualifiantes seront concentrées sur des filières stratégiques et d’avenir :
• Les métiers de la transition écologique,
• Les métiers du numérique,
• Le secteur du soin et de la santé,
• Les secteurs prioritaires du Plan de relance, fortement impactés par la
crise, qui doivent faire évoluer leurs besoins de compétences (tourisme, industrie, agriculture et agro-alimentaire ...).
Impact attendu :
En savoir plus : https://travail-emploi.gouv.fr/plan...

L’application « Moncompteformation » pour accéder facilement, en ligne, à l’ensemble des formations financées par le Plan d’Investissement dans les Compétences (PIC)
D’ici la fin de l’année 2020, chaque jeune de moins de 25 ans sans qualification pourra accéder via « Moncompteformation » à une offre de formation qualifiante ou préparant à la qualification adaptée à ses besoins, intégralement financée par le service public.
L’accès à l’offre de formation via « Moncompteformation » permet d’ouvrir des perspectives, de donner envie à des jeunes qui, trop souvent, pensent que la formation ce n’est pas pour eux, notamment parce qu’ils ont échoué sur les bancs de l’école.
L’offre de formation incorporée à l’application est conçue pour eux, elle est financée par le PIC et les Régions, pour répondre à leurs besoins :
• Elle est conçue dans une approche plus didactique, plus concrète, moins
académique ;
• Elle est individualisée pour proposer au jeune une solution adaptée à ses
besoins, selon sa situation ;
• Elle répond, quand le jeune en a besoin, à une logique de « parcours sans
couture ». Ces parcours peuvent intégrer une première étape d’aide à la
construction du projet professionnel et la consolidation des savoirs de
base, avant de démarrer l’acquisition d’une qualification menant vers un
métier d’avenir.
L’accès direct à cette offre de formation sur l’appli « Moncompteformation » donne de la visibilité aux jeunes sur les solutions qui leur sont adaptées, dans une véritable logique « utilisateur » pour passer d’un droit formel à un droit concret.
En savoir plus : moncompteformation.gouv.fr

Accompagner des jeunes éloignés de l’emploi en construisant 300 000 parcours d’insertion sur mesure

Un renforcement des dispositifs d’inclusion durable dans l’emploi
Le Parcours Emploi Compétences (PEC), autour du triptyque emploi-formation-accompagnement, propose aux jeunes une mise en situation professionnelle dans le secteur associatif ou public, un accompagnement et un accès facilité à la formation.
C’est un emploi en CDI ou en CDD (d’une durée hebdomadaire de 20 heures ou plus) qui permet de développer des compétences transférables, avec un accompagnement tout au long du parcours tant par l’employeur que par le service public de l’emploi, avec pour objectif l’inclusion durable dans l’emploi. Rémunéré a minima au SMIC horaire, le jeune en parcours emploi compétences bénéficie des mêmes conditions de travail que les autres salariés de la structure, des mêmes droits et des mêmes obligations (congés payés, congés pour événements médicaux, suivi médical, etc.).
Il pourra notamment être orienté vers des secteurs spécifiques de l’éducation, du numérique ou de la transition écologique.
Impact attendu
2021 : 60 000 PEC supplémentaires (en plus des 20 000 initialement programmés)

Le Contrat Initiative Emploi (CIE) permet aux employeurs du secteur marchand d’embaucher des jeunes dans le cadre du Contrat Unique d’Insertion.
Il s’agit d’un CDD d’au moins six mois ou CDI qui permet à une personne sans emploi rencontrant des difficultés particulières d’insertion professionnelle ou sociale de s’engager dans une expérience professionnelle tout en étant suivi par un référent chargé de son insertion professionnelle.
Le salarié recruté en CIE est un salarié à part entière mais l’employeur peut bénéficier d’une aide pour financer une partie de ce salaire, destinée à couvrir une partie du coût de l’embauche et de la formation éventuelle (l’aide financière peut représenter jusqu’à 47% du taux brut du SMIC par heure travaillée dans la limite de 35 heures par semaine). Ainsi, l’entreprise peut percevoir jusqu’à 8 682 euros pour un salarié recruté pour un an à temps complet.
Impact attendu
2020 : 10 000 nouveaux « CIE jeunes »
2021 : 50 000 nouveaux « CIE jeunes »
Exemple
Une entreprise de plus de 10 salariés qui embauche en CIE un salarié rémunéré 1 800€ bruts mensuels (24 600€ bruts annuels) bénéficiera d’une aide mensuelle qui peut représenter jusqu’à 724€ (8 682€ annuels)

L’insertion par l’activité économique (IAE) concerne des personnes très éloignées de l’emploi, recrutées par l’une des près de 4 000 structures de l’insertion par l’activité économique.
De quoi s’agit-il ?
Plusieurs types de structures telles que des ateliers et chantiers d’insertion, des associations, des entreprises d’insertion, des entreprises de travail temporaire d’insertion et des groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification peuvent signer des conventions avec l’État qui leur permettent d’accueillir et d’accompagner ces travailleurs pour faciliter leur insertion professionnelle.

En savoir plus sur ces dispositifs : travail-emploi.gouv.fr/emploi

Un Accompagnement Intensif Jeunes (AIJ) mis en place par Pôle emploi doublé
Il se caractérise par des entretiens réguliers et des contacts fréquents avec un conseiller Pôle emploi exclusivement dédié à cette activité. Les jeunes bénéficiaires de l’accompagnement intensif jeunes sont plus souvent en emploi 8 mois après leur entrée. Les jeunes sont plus mobilisés et utilisent de façon plus intensive les différents canaux de recrutement.
Impact attendu
2020 : 70 000 accompagnements intensif jeunes
2021 : 140 000 accompagnements intensif jeunes

3 000 places dans le dispositif SESAME, un accompagnement sur mesure vers les métiers du sport et de l’animation
Les ministères chargés des Sports et de la Jeunesse ont créé le dispositif SESAME (Sésame vers l’emploi dans le sport et l’animation pour les métiers de l’encadrement) pour permettre à des jeunes de moins de 25 ans éloignés de l’emploi de décrocher un métier dans le champ du sport ou de l’animation.
L’accompagnement SESAME représente un montant moyen d’aide de 2000 euros par jeune et par an. Ces crédits permettent de financer un parcours personnalisé pour chaque jeune lui permettant d’acquérir une qualification professionnelle. 75% des bénéficiaires ont moins de 22 ans et depuis sa création, 8000 jeunes ont bénéficié d’un accompagnement et d’insertion dans les métiers du sport. Le taux de réussite au diplôme préparé est de 70%. Chaque année, le ministère chargé des sports accompagne 1000 jeunes dans ce parcours de formation.
La nouvelle mesure du Gouvernement permettra de doubler le nombre de bénéficiaires en finançant le parcours SESAME de 1000 jeunes supplémentaires par an d’ici 2022.
Impact attendu
2020-2022 : 3 000 nouveaux bénéficiaires SESAME sport soit 6 000 SESAME formés au total d’ici 2022.

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