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21 mai 2019

Tendances du marché (...)
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Proposé par Valérie Noriega
Les Petites Affiches

Petit à petit, la vigueur immobilière des grandes métropoles se propage jusque dans les secteurs plus éloignés. Les ventes font une belle poussée tandis que les prix ne se laissent plus grignoter… Avec cette nouvelle tendance, les notaires espèrent que les acheteurs et les vendeurs percevront les fruits de ce fertile marché printanier.

L’activité : une belle poussée

Avec le printemps, le pessimisme de fin d’année semble s’être curieusement estompé. Il semblerait que le dynamisme du marché immobilier qui était surtout l’apanage des grandes villes commence à se diffuser dans les régions plus rurales.
Alors qu’en tout début d’année pessimistes et optimistes étaient à égalité parmi nos négociateurs, en cette fin mars, 37 % d’entre eux ont observé une amélioration de leur activité alors que 23 % en ressentaient le déclin et 40 % la stabilité. D’où un net sursaut dans les prévisions pour les deux mois à venir et cette remontée en flèche que l’on voit sur le graphique. Mais comme le note une étude de Honfleur, « le volume des transactions est à la hausse alors que les prix restent stables », cette amélioration de l’activité ne se traduit pas forcément par une inflexion très positive des prix.

Évolution des prix : propagation de la hausse

Mais même si elle n’est pas encore généralisée, la tendance au niveau des prix des terrains et des logements apparaît sous un jour plus prometteur. Il semble bien que l’on soit en train de sortir de l’ornière dans laquelle se trouvait depuis près d’un an le marché immobilier dans nos campagnes.
Il n’est pas illogique que par un jeu de dominos cette tendance haussière, apanage des milieux aisés, se répartisse plus largement. Il n’est pas impossible non plus que le plan « Action coeur des villes » qui prévoyait il y a un an d’affecter 5 milliards d’euros sur cinq ans pour redynamiser les centres-villes des agglomérations de taille moyenne commence à produire quelques effets. Ainsi, la proportion de nos correspondants prévoyant une hausse des prix des logements s’élève à 21 % fin mars contre 5 % en janvier. Seule ombre au tableau, les prix des petits commerces qui, dans les villes moyennes, demeurent à des niveaux trop faibles.

Le conseil des notaires : priorité à la vente

Cette amélioration prévisible n’est pas de nature à modifier sérieusement les conseils que peuvent prodiguer nos correspondants à leur clientèle. Bien que leur proportion ait légèrement diminué, ils sont toujours 82 % à conseiller de profiter des conditions actuelles pour vendre d’abord un logement avant d’en racheter un autre. Ils considèrent qu’à terme, avec la perspective d’une hausse des taux d’intérêt, la tendance actuelle ne peut demeurer que passagère. Plus étonnant est le résultat de cette enquête au niveau des terrains, puisque la proportion des notaires conseillant d’être vendeur en premier passe de 60 % à 82 % et que ceux conseillant l’achat s’effondrent de 40 % à 4 % en contradiction avec les prévisions à court terme.

Retrouvez également l’analyse de l’actualité par le Professeur Bernard Thion sur www.immonot.com

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