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Comment s’organisent les grandes écoles supérieures du département face au confinement ?

Interdire les cours et prendre du retard sur les programmes n’étant pas envisageable, la plupart des écoles supérieures gèrent la situation de crise. Alors comment s’organisent-elles face à ce confinement ? Les Petites Affiches font le point.

ESCG : École Supérieure de Comptabilité et de Gestion

L’ESCG a pris les devants. Fin de semaine dernière, elle commençait déjà à acheter des licences pour permettre aux élèves d’accéder à une « classe virtuelle », permettant à tout le monde (personnel, étudiants, professeurs) d’être en télétravail et de fermer l’école. De chez eux, via leurs ordinateurs, les étudiants doivent se connecter et suivre les cours qu’ils étaient censés avoir physiquement. Les emplois du temps ont donc été maintenus pour imposer un rythme et une rigueur.

L’école a dû former les professeurs à distance en début de semaine. Depuis quelques jours, les cours ont « repris ». Professeurs et étudiants peuvent communiquer entre eux, en direct, via un chat et échanger des documents en live via Google doc. Normalement (si la technologie fonctionne bien) aucun retard ne devrait être constaté sur le programme, mais si cela devait arriver, l’école serait prête a rallonger les cours de quelques semaines au moins de juin. Malgré la situation, les élèves, mais aussi (et surtout) leurs parents, sont très compréhensifs.

Concernant les stagiaires, leur stage a bien sûr été annulé et sera sûrement reporté. Même si, peu d’entre-eux était dans cette situation (ils n’étaient que deux).

Pour les alternants, ils suivent les cours en fonction de leur emploi du temps. Côté travail, leur « employeur » les a soit placés en télétravail soit au chômage partiel (tout dépend de l’entreprise).

SKEMA Business School : vive la visio !


Avec ses nombreuses écoles installées partout dans le monde, SKEMA a pu anticiper la fermeture de ses structures, notamment en France. Elle considère ces nouvelles méthodes d’apprentissage comme une montée en puissance plutôt qu’un changement de mode d’enseignement. Après la fermeture, mi-janvier, de son campus à Suzhou en Chine, elle mettait déjà en place un nouveau dispositif complet d’apprentissage à distance.

Pour les cours, tout se fait par visioconférence ou réunions virtuelles. Les étudiants peuvent communiquer en temps réel via chat, entre eux, mais aussi avec leurs professeurs. Si toutefois, ils se retrouvaient dans l’incapacité de suivre un cours car la connexion internet est défaillante, pas de problème, quelques heures après la fin du « live », le professeur publie son cours sur la plateforme étudiante, accessible à tous.
Les étudiants travaillent aussi sur des plateformes collaboratives, notamment pour ceux qui doivent réaliser des travaux de groupes. L’école adapte ses outils à la demande du professeur, du cours ou du travail à réaliser. Le but étant de continuer à accompagner les étudiants malgré la distance. Un accompagnement spécifique en ligne a aussi été mis en place pour garder la communication avec les experts et intervenants extérieurs.

L’école étant fermée, il ne reste sur le campus que quelques collaborateurs et certains membres de l’équipe administrative. Le reste du personnel est en télétravail. Mais bien sûr, toujours en contact permanent les uns avec les autres pour organiser les cours et examens. En effet, l’école tient à rappeler qu’elle est l’une des premières business schools à avoir signé un partenariat stratégique avec Microsoft. Ce qui lui permet de fournir les outils nécessaires au personnel et aux élèves afin de travailler et de communiquer au mieux durant le confinement.

École de Condé : Design et image


Difficile pour une école spécialisée dans le design et le dessin de faire cours à distance. Durant cette première semaine de confinement, l’école s’est arrangée pour faire au mieux. Mission réussie. Elle a mis en place, via une plateforme internet, des cours en ligne. Ce sont des réunions en visioconférence. Les professeurs ont chacun leur accès et l’école a créé des groupes par classe, qui sont rattachés au profil du professeur, permettant la communication directe avec ses étudiants. Les élèves doivent donc se connecter aux heures de cours habituelles. En effet, les emplois du temps ont été maintenus toujours dans le but de leur imposer un rythme régulier. Une fois tous connectés, le cours peut commencer. Là aussi, étudiants et professeurs peuvent échanger en direct, envoyer leurs projets par mail pour obtenir un retour ou une correction, etc.

Pour les cours théoriques, pas de problèmes, mais pour les cours pratiques, c’est plus difficile. Chaque enseignant gère son cours comme il le souhaite, soit il donne des explications, soit il ne donne qu’une consigne et laisse les étudiants travailler chez eux en toute autonomie, tout en les surveillant et les conseillant. 
L’école tient à recréer virtuellement les services dont disposaient les professeurs quand ils étaient sur place. Pour cela, elle a créé une ’’salle des profs virtuelle’’, dans laquelle aucun membre de l’administration n’est présent ! Celle-ci leur permet d’échanger et de discuter comme ils le faisaient avant.
 Concernant les examens blancs, la décision est tombée hier, ils seront maintenus. Les professeurs et membres de l’administration font confiance aux élèves et leur soumettront un examen écrit comme prévu dans quelques semaines. Ils devront le réaliser chez eux, l’envoyer à l’école ou au professeur à la fin de l’épreuve. Pour les oraux, ils se dérouleront eux aussi en ligne avec le même nombre de jurés, le même temps de parole, etc. Si le besoin s’en fait ressentir, l’école est prête à ajouter quelques semaines de cours au moins de juin.

Même si l’école est fermée et que tout le personnel est en télétravail, l’administration reste quand même disponible auprès des jeunes. Elle est omniprésente sur les réseaux sociaux pour s’assurer qu’ils vont bien, qu’ils arrivent à travailler correctement, qu’ils comprennent bien les cours. Elle leur pose des questions, les aide et les accompagne au quotidien. Elle tient à montrer que l’école existe toujours.

L’IAE : Nice Graduate School of Management


L’IAE a aussi pris des initiatives. Elle a d’abord annulé sa journée portes-ouvertes la semaine dernière pour la transformer en visite guidée en live sur Youtube. Le but étant d’éviter au maximum les regroupements.

Depuis le confinement, l’école assure évidemment une continuité du service pédagogique.
Toutes les équipes font du télétravail, tous ont été équipés des matériels et logiciels nécessaires pour travailler et communiquer.
Les étudiants travaillent eux aussi à distance, grâce à des cours à distances et des échanges via mail et chat, entre eux et avec les enseignants et l’administration.

L’IAE a privilégié la sécurité des étudiants et du personnel (enseignants et administratif). Dès le début de la crise, l’école les a informés en continu, sur les gestes de sécurité à adopter pour leur bien et celui de leur entourage. Aussi bien auprès de ceux qui sont en France, que des étudiants partis à l’étranger (stage ou autre).

L’école est très présente aussi sur les réseaux sociaux, où elle fait de la prévention et de la communication. Elle informe en continu les jeunes et répond à leurs questions via LinkedIn, Facebook, Instagram, Twitter, etc, (des FAQ sont organisées). Elle a publié aussi sur son site internet un article expliquant les dispositions prises pour assurer la continuité de l’enseignement. Cet article s’adresse aussi bien aux étudiants qu’aux futurs candidats. Ces informations sont mises à jour presque quotidiennement. L’article est publié en français mais aussi en anglais.

Les autres…


En ce qui concerne les autres grandes écoles ou fac du département, chacune avance comme elle le peut. La plupart proposent, a minima, des cours en ligne, c’est le cas de l’IPAG. La Faculté de Nice se concentre pour l’instant sur la gestion de la crise. Pour les dates des examens finaux, personne ne sait s’ils seront reportés ou non. La situation est encore instable et incertaine, mais les écoles supérieures font tout leur possible pour surmonter cette crise et continuer de proposer des cours à leurs élèves. Les Petites Affiches feront un nouveau point dans quelques jours.

Visuel de Une illustration DR

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