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10 octobre 2019

Aluminor : notre éclairage
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Marie LESIMPLE
Les Petites Affiches

Reprise il y a un an, le fabricant a résolument pris le cap de l’innovation et du "made-in-France" pour assurer son développement.

Après sa reprise en 2018 par Richard Barbett et Vincent Overney, Aluminor continue à s’ancrer dans le territoire. Spécialisée dans les luminaires de bureau, cette entreprise historique de la vallée du Paillon - fondée en 1950 par M. Lavigne - développe aussi aujourd’hui une gamme dans le domaine de la décoration. Un nouvel horizon s’ouvre en direction du public et des architectes d’intérieur : des enseignes comme Keria, le BHV, mais aussi des
hôtels-restaurants, des centres de vacances et même le Louvre de Lens font partie de sa clientèle ! Un espace de vente destiné à la population locale est en projet : "c’est une autre manière d’affirmer notre présence" commentent les entrepreneurs.

Éco-conception et "réparabilité"

Pour eux, Aluminor est un défi de taille, inséparable de valeurs citoyennes, engagées et responsables, clairement revendiquées. Les deux entrepreneurs se sont rencontrés au hasard de forums d’entreprises, ils ont beaucoup échangé avant de se lancer dans cette aventure : "un projet un peu fou, mais à fort potentiel". Les résultats ne se sont pas fait attendre…
Pour leur production, le Lyonnais Vincent et le Bressois Richard ont surfé sur la vague de l’enjeu environnemental par une éco-conception des nouveaux produits, en réduisant la consommation d’énergie, en opérant une meilleure valorisation des déchets, en assurant la "réparabilité" de tout ce qui sort de leurs ateliers.
Cette trajectoire ascendante repose d’abord sur une bonne base de lancement. L’entreprise dispose de 6 000 mètres carrés de locaux qu’il faudra un jour rénover, et d’un équipement haut de gamme. Il s’agit d’un parc de...vieilles machines, indestructibles, pilotées à la main par des ouvriers expérimentés, de tous âges. Dans les ateliers, chacun est apte à faire fonctionner n’importe lequel de ces outils "ce qui évite l’ennui des tâches répétitives". Cette ligne de production garantit une "qualité française" et leur permet de répondre à des commandes particulières.

Entreprise à visage humain aussi puisqu’Aluminor prévoit un partenariat avec le CAT de Contes. Les contacts avec la mairie et les voisins se multiplient. Sept salariés (sur dix-neuf) ont rejoint l’équipe. "Nous sommes en train de recruter un nouvel ingénieur-designer ayant les compétences en éco-conception. Le précédent vient de prendre sa retraite, mais il revient pour transmettre son savoir".

Travail de longue haleine

"Nos produits sont 15 à 20% plus chers, mais le rapport qualité/prix est au plus juste". D’autant qu’entrent dans ce design contemporain des matériaux nobles : chêne, aluminium et des innovations technologiques liées à l’ergonomie, à l’amélioration de la qualité et l’intensité de la lumière.
"Tout n’est pas français à 100%, car ce qui relève de l’électronique est importé. Mais nous visons à terme d’incorporer la moitié de matériel tricolore".
Aluminor entre dans le dispositif "TPE-PME Gagnants à tous les Coûts" de l’ADEME et de la CCI. Cela consiste à faire le bilan des impacts environnementaux et identifier où il est le plus pertinent d’investir.
"C’est un travail de longue haleine, mais des choses frémissent" déclare Mme Barbett, responsable commerciale de l’entreprise et épouse de Richard.

Photo de Une : Vincent Overney et Richard Barbett. DR ML

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