Politique, toujours (...)

Politique, toujours des opposants pourchassés et violentés...

Les pouvoirs autoritaires n’hésitent pas à avoir recours à la force.

Dans notre bas monde, la vie d’opposant politique n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Les deux derniers avatars se situent pour l’un en Russie où un activiste anti-corruption, Alexeï Navalny, avocat de profession qui "agace" Vladimir Poutine, a eu la fâcheuse idée d’ingurgiter du Polonium, ce qui lui vaut d’être entre la vie et la mort dans un hôpital allemand où il a été transféré.
L’autre épisode se déroule en Biélorussie, où l’élection présidentielle est contestée par la rue et fortement réprimée par le pouvoir d’Alexandre Loukachenko, un autocrate délicat qui n’hésite pas à s’afficher avec un gilet pare-balles et une mitraillette pour bien faire "passer le message". Les autorités de Minsk ont été jusqu’à interroger la Prix Nobel de littérature Svetlana Alexievitch, trop proche des "agitateurs". Perquisitions, interrogatoires, intimidations, emprisonnements... Depuis la nuit des temps, la liste est longue des méthodes utilisées par les dictatures et autres régimes autoritaires pour tenter de casser l’expression des oppositions.
Aux USA de Trump, on ne va pas jusque-là, même si ces derniers temps des "Fédéraux" ont été déployés dans les états des gouverneurs démocrates,
officiellement suspectés d’être incapables de maintenir l’ordre, en réalité pour faire pression à quelques semaines de la présidentielle.
Les méthodes barbouzardes sont malheureusement toujours en action à la surface du globe, l’Union Européenne faisant figure d’exception même si des tendances "viriles" se dessinent dans certains états comme la Hongrie ou en Pologne où l’état de Droit - et le respect des règles communes aux 27 - sont encore élastiques.
Si le fameux "parapluie bulgare" est passé de mode, les avancées de la pharmacopée viennent aider à faire disparaître des "fâcheux". Il semble ainsi avéré qu’en 2004 Yasser Arafat, ancien président de l’Autorité palestinienne, ait bu un thé aromatisé au Polonium ; de même que deux ans plus tard l’ancien espion russe Alexandre Litvinenko, prématurément retiré à l’affection des siens après un repas dans un restaurant londonien.
La violence n’est pas l’apanage des régimes autoritaires, les pays démocratiques connaissent eux aussi des épisodes "regrettables". Ainsi il a beaucoup et justement été reproché à la dame de fer Margaret Thatcher d’avoir laissé mourir en prison des suites d’une grève de la faim le député irlandais membre de l’IRA Bobby Sands. C’était en 1981. Le cas turc
Recep Tayyip Erdoğan, fait également "bonne" figure parmi ceux qui
pourchassent les opposants, et il n’hésite pas devant une féroce répression : avocats, journalistes, professeurs "inquiétés", fonctionnaires révoqués par milliers, accusations de sévices dans les prisons... Le semaine dernière, une avocate stambouliote de 42 ans est morte d’une grève de la faim pour réclamer "un procès équitable" après une condamnation très politique à 13 ans de prison pour avoir osé contester le nouveau sultan de la Turquie.

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