La Préfecture met en (...)

La Préfecture met en garde contre l’usage détourné du protoxyde d’azote (N2O)

Même en période de déconfinement, il ne faut pas confondre moments de loisirs festifs et mise en danger. Des signalements provenant des services de police et de gendarmerie font état d’une recrudescence de l’usage détourné (consommation) de cartouches de protoxyde d’azote. Aussi, dans notre département, la préfecture tient à mettre en garde sur les graves dangers de cette pratique.

Une pratique dangereuse pour le consommateur et pour les tiers à proximité

Le premier risque lié à la consommation de protoxyde d’azote, notamment lorsque celle-ci s’associe à un déplacement, est celui d’accident et de mise en danger de la vie d’autrui. L’inhalation de ce gaz est donc à proscrire, les distorsions de perception visuelles et auditives, vertiges ou malaises lors de la prise de ce gaz pouvant en effet conduire à des accidents préjudiciables, tant pour la personne que pour les tiers environnants.
La consommation de protoxyde d’azote est en outre dangereuse pour le consommateur : en novembre 2019, la Direction générale de la Santé (DGS) et la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie ont ainsi mis en garde contre cet usage détourné, suite à l’augmentation alarmante de troubles neurologiques graves liés à cette pratique.
Deux types de risques majeurs sont liés à ce comportement : des risques immédiats (asphyxie par manque d’oxygène, perte de connaissance, risque de chute, d’étouffement...) et des risques en cas d’utilisation régulière et/ou importante avec des atteintes du système nerveux central et de la moelle épinière, des troubles psychiques ou des symptômes d’anémie.
La consommation associée d’autres produits (alcools ou drogues) majore les risques encourus, pour les personnes mais aussi pour les autres.

Des solutions d’accompagnement anonymes, et un appel à la responsabilité de nos concitoyens

Le problème de l’addiction ou de la dépendance au protoxyde d’azote est d’ores et déjà pris en charge. Les Consultations Jeunes Consommateurs (CJC) proposent un service d’accueil, d’écoute, de conseil et d’orientation assuré par des professionnels des addictions, totalement gratuit et confidentiel : les différents points de CJC sont accessibles sur le site Drogue-info-service. Une aide à distance est également disponible sur le même site, toujours sur la base de l’anonymat.
De manière plus générale, la préfecture en appelle à la responsabilité de nos concitoyens afin d’éviter ces pratiques à risque. Si plusieurs communes en France ont d’ores et déjà interdit la vente de cartouches aux personnes mineures, c’est avant tout une question de responsabilité individuelle, tant pour les parents que pour les jeunes majeurs, afin de se protéger et de protéger les autres.

Visuel de Une : illustration DR

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