16 avril 2026
« Cette inauguration était très attendue », a commenté le ministre chargé des Transports Philippe Tabarot
L’extension du terminal 2, longtemps contestée par des associations écologistes, a été inaugurée le 13 avril en présence de nombreuses personnalités.
« Cette inauguration était très attendue », a commenté le ministre chargé des Transports Philippe Tabarot, sénateur des Alpes-Maritimes avant son arrivée au gouvernement. « Après une procédure engagée en 2019, nous voilà enfin avec un terminal 2 agrandi. Les travaux réalisés permettent à l’aéroport de disposer de près de 25 000 m² supplémentaires de surface dédiée aux passagers, avec la création de deux nouveaux bâtiments », a-t-il ajouté aux côtés, entre autres personnalités, du prince Albert II de Monaco et du préfet des Alpes-Maritimes Laurent Hottiaux. La première partie des travaux, livrée avant l’été 2025, avait consisté en « l’agrandissement de la salle d’embarquement pour les vols non-Schengen, la création d’une nouvelle zone de contrôle des passeports au départ, de commerces et d’un salon VIP », selon un communiqué de l’aéroport. La deuxième partie, la plus récente, « se compose d’une darse en zone d’embarquement donnant directement accès aux six postes avions préexistants, évitant l’utilisation de bus de piste et permettant le traitement simultané des voyageurs quel que soit leur pays de provenance ou de destination. Elle entrera en service dans les prochains jours ». « Le dernier événement de cette envergure date de 2002 avec l’inauguration d’une nouvelle partie du terminal 2 il y a quasiment 25 ans », a rappelé dans son allocution Franck Goldnadel, président du directoire des Aéroports de la Côte d’Azur. « Ce jour marque tout à la fois une performance collective et un atout de plus pour notre territoire. Cette cérémonie est une occasion rare car c’est l’aboutissement d’une longue aventure », a-t-il ajouté évoquant « les premières oppositions », en 2019, « lors de l’enquête publique, point de départ de plusieurs années de contestation devant les tribunaux à Nice et à Marseille ».
Il a redit que cette extension était absolument nécessaire car les installations avaient connu l’été dernier une « sursaturation » et que « les équipes de l’aéroport (avaient) réalisé des miracles pour faire passer un trafic dans des conditions extrêmes, tout en améliorant la qualité de service ». « Cette installation va donner à notre aéroport et à son territoire du temps, un atout précieux et nécessaire. Notre réseau est en croissance : plus de 130 destinations et plus de 16 vols longs courriers par jour », a relevé M. Goldnadel tout en soulignant que la Côte d’Azur méritait « un tourisme de qualité et non de masse ». Il a également mis en avant « une conception responsable » avec « 10 % d’énergie produite sur site par géothermie ou panneaux photovoltaïques ». L’extension, qui offre « plus de 30 % de surface en plus pour nos clients », permet de porter « la capacité de l’aéroport à 18 millions de passagers au lieu des 14 (millions) actuels », a indiqué Franck Goldnadel.
Le maire de Nice et président de la métropole Nice Côte d’Azur, Éric Ciotti, a souhaité remercier de façon appuyée le premier actionnaire de l’aéroport, l’opérateur italien Mundys, sans qui « rien n’aurait été possible ». Le nouveau maire de Nice a confirmé le défi d’un « tourisme de qualité » évoqué par M. Goldnadel et « le défi d’un trafic aérien qui soit de plus en plus respectueux de l’environnement ».
Le Collectif citoyen 06, qui se présente comme un « lobby citoyen pour un territoire durable », a fait partie des opposants à cette extension. Il dénonce une inévitable augmentation des rejets de CO2 et d’autres polluants atmosphériques ainsi que l’aggravation des nuisances sonores. « Je regrette que la justice, pour l’instant, n’ait pas reconnu ce qui est écrit dans (l’étude d’impact complémentaire de la société des aéroports de la Côte d’Azur) », a déclaré à BFM Côte d’Azur Airy Chrétien, cofondateur de ce collectif, précisant qu’un pourvoi en cassation devant le Conseil d’État avait été déposé par des citoyens en novembre 2025. « La construction peut tout à fait être jugée illégale », a-t-il assuré.
Sébastien Guiné