20 août 2026
Un accord a été trouvé pour assurer la sécurité de tous avec en échange le retrait des poursuites engagées
Installée illégalement depuis dimanche sur un terrain communal, une communauté de gens du voyage a quitté les lieux jeudi en fin de matinée. Le maire de Biot, Jean-Pierre Dermit, réclame un renforcement des pouvoirs de police des maires.
Une communauté de gens du voyage installée depuis dimanche 16 août au pré de la Fontanette, à Biot, a quitté le terrain communal jeudi 20 août en fin de matinée, a annoncé la Ville ce jeudi. L’installation s’était faite sans autorisation ni droit d’occupation, après la découpe à la disqueuse des portiques de sécurité qui contrôlaient l’accès au site. Des branchements non autorisés aux réseaux d’eau et d’électricité auraient également été réalisés. Dès le début de l’occupation, la mairie avait engagé des démarches administratives et plusieurs échanges avec les occupants afin de parvenir à une issue permettant la libération du terrain. La situation était également compliquée par la localisation du terrain. Le pré de la Fontanette se trouve dans une zone classée rouge au titre du risque d’inondation, alors qu’une vigilance orange pour orages avait été annoncée par Météo-France.
La commune précise dans son communiqué du 20 août qu’elle a finalement accepté de cesser les poursuites engagées au titre de cette occupation, dans le cadre des négociations destinées à assurer la sécurité des personnes. Pour la Ville de Biot, cet épisode relance la question des moyens dont disposent les maires pour répondre aux occupations illicites. Le maire de Biot, Jean-Pierre Dermit, estime ainsi nécessaire de faire évoluer le cadre juridique. Il appelle également à un accompagnement accru des communes par les services de l’État, afin de permettre aux élus locaux d’intervenir plus rapidement en cas d’occupation sans droit ni titre.
« Les maires sont toujours bien seuls dans ces combats pour faire respecter nos lois », estime l’élu, qui dénonce « le manque d’autorité de l’État » et appelle à « renforcer les pouvoirs de police du maire ».
La Ville assure qu’elle restera vigilante face à d’éventuelles nouvelles occupations de ses terrains communaux. Elle entend continuer à mobiliser les moyens juridiques et administratifs à sa disposition pour protéger son domaine public, ses équipements et assurer la sécurité des personnes.
Valérie Noriega