À Biot, la Ville porte plainte après l’installation illégale de six caravanes au pré de la Fontanette
- Par Valérie Noriega --
- le 17 août 2026
Six caravanes et huit véhicules ont pénétré par effraction, dimanche 16 août au soir, sur le pré de la Fontanette, à Biot. Selon la Ville, les occupants ont sectionné à la disqueuse les cadenas des portiques de sécurité avant de s’installer sur le site.
Alertées à la demande du maire, Jean-Pierre Dermit, la police municipale de Biot et la gendarmerie de Valbonne se sont rendues sur place afin de constater les faits et d’établir un rapport destiné à permettre la saisine du préfet. La préfecture des Alpes-Maritimes, la Communauté d’agglomération Sophia Antipolis et le médiateur départemental des gens du voyage ont également été informés.
Dès lundi matin, la Ville indique avoir déposé plainte pour occupation illégale du domaine public avec effraction. Elle a également engagé une procédure devant le juge des référés afin d’obtenir l’expulsion des occupants. Le maire a, de son côté, demandé à la préfecture une expulsion par les forces de l’ordre.
Une proposition d’accueil refusée
Selon la municipalité, aucune nouvelle installation n’a eu lieu depuis l’arrivée du groupe. Une solution de repli aurait par ailleurs été proposée sur l’aire d’accueil de Vallauris, destinée aux gens du voyage et présentée comme disposant de capacités d’accueil. La proposition aurait été refusée. La Ville rappelle que la Communauté d’agglomération Sophia Antipolis dispose de deux aires d’accueil dans le cadre du schéma départemental d’accueil et d’habitat des gens du voyage.
Dans l’attente d’une décision sur l’expulsion, la police municipale a procédé à des verbalisations et indique qu’elles seront renouvelées quotidiennement jusqu’au rétablissement de la situation. Les services techniques ont également remplacé les dispositifs de verrouillage des portiques afin de prévenir une nouvelle intrusion.
Le maire Jean-Pierre Dermit affirme vouloir mobiliser « tous les moyens légaux » pour obtenir le départ des occupants et permettre la réouverture du pré de la Fontanette au public. La procédure engagée doit désormais déterminer les suites qui seront données à cette occupation.