18 septembre 2026
La société vient d’inaugurer son nouveau siège social flambant neuf qui conjugue confort et performance énergétique
Dix années de détermination et plus de 12 millions d’euros d’investissement auront permis à Résistex d’avoir un siège social flambant neuf. PME familiale spécialisée dans les solutions d’éclairage près de Nice, elle renforce à la fois le confort de ses salariés et sa performance énergétique.
L’adresse n’a pas changé mais le siège de Résistex n’a plus rien à voir avec ce qu’il était. Sur les rives du Paillon, près de Nice, l’entreprise et son nouveau logo marquent fièrement l’entrée de Saint-André-de-la-Roche. Celle qui conçoit, fabrique et distribue des solutions d’éclairage professionnelles y a désormais un bâtiment (le précédent datait des années 60) illustrant la vision de son dirigeant, Bernard Alfandari.
Plus de douze millions d’euros d’investissement - « l’équivalent de six mois de chiffre d’affaires », précise ce dernier, financé par des prêts bancaires – et dix ans auront été nécessaires pour se frayer un chemin dans les méandres de l’administration et des règles d’urbanisme, dont deux ans de déménagement de l’activité et des salariés (70 au total) à La Trinité durant le temps de la construction.
« Ces travaux nous obligent à faire de la croissance, explique le dirigeant. Ces investissements sont liés à la transition environnementale, énergétique, à la qualité de vie au travail et c’est cette croissance qui doit en payer le coût. » Car ce siège social flambant neuf va bien au-delà d’une réalisation immobilière. Les convictions de Bernard Alfandari cochent en effet toutes les cases de la RSE, et ce depuis longtemps, bien avant que la Responsabilité Sociétale des Entreprises donne naissance à cet acronyme.
Résistex s’est engagé dès 2008 dans la réduction de son empreinte carbone. Elle a été la première entreprise à mission des Alpes-Maritimes. Signataire du Pacte mondial des Nations Unies, adhérente de l’association Les Entreprises pour la Cité, engagée dans la CEC - la Convention des Entreprises pour le Climat - Provence Méditerranée, elle a obtenu en 2025 la médaille Ecovadis Platinum, plus haute distinction internationale en matière de performance RSE. Ainsi la PME industrielle a-t-elle confié le chantier à une autre entreprise engagée, GSE, constructeur immobilier basé dans le Vaucluse.
C’est donc peut-être sans grande surprise qu’on découvre dans ces 7 000 m2, une salle de sport, une salle de conférence, des espaces détente premium, une terrasse équipée d’un barbecue en rooftop ou encore un bureau pour que l’ostéopathe vienne s’occuper du personnel sur son temps de travail.
Bernard Alfandari choie ses salariés sans cacher pour autant le dessein qui justifie aussi tous ces efforts. « Ce sont autant de réponses aux demandes de télétravail, confie-t-il. Ma conception de l’entreprise est celle d’une entreprise citoyenne, ouverte sur le territoire, et surtout en faveur du collectif. Cela ne peut se faire qu’en présentiel, à l’opposé des tendances actuelles où l’individu prévaut sur le groupe. J’ai fait le maximum dans ce bâtiment, néanmoins nous avons beaucoup de mal avec cette idée de faire émerger la notion de collectif ou à retenir les jeunes qui rêvent facilement d’autres horizons que celui du travail. »
Le maximum en matière de qualité de vie au travail (QVT) donc, mais aussi sur l’autre pilier de la RSE : l’environnement.
Bernard Alfandari voulait un bâtiment à énergie positive, voilà qui est chose faite. Alors qu’un puits lui permet d’être autonome en eau, les panneaux photovoltaïques en toiture assurent son autonomie énergétique. Le surplus est stocké dans un container aménagé - un « shelter » - équipé de batteries qui alimentent les bornes de recharge des véhicules des salariés. « Nous visons la neutralité carbone en 2050, même si nous espérons l’atteindre plus tôt encore », souligne Bernard Alfandari qui garde de nombreuses idées en tête pour aller plus loin sur le sujet et renforcer la pérennité de l’entreprise fondée par son grand-père en 1937, et son impact positif sur le territoire.
Olivia Oreggia