L’essentiel de l’actualité de ce mardi 29 septembre


Politique


29 septembre 2026

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Muselier quitte Marseille pour le Sénat

Élu sans surprise sénateur des Bouches-du-Rhône, Renaud Muselier a confirmé lundi 28 septembre, qu’il abandonne la présidence de la région Paca. Sauf coup de théâtre, son successeur sera élu le 12 octobre prochain lors de la prochaine plénière de la collectivité. Le sortant a un poulain : le Varois François de Canson qui est « un élu local reconnu » (il est maire de La Londe-les-Maures). Muselier ne quitte pas tout à fait la Région puisqu’il entend rester « conseiller régional spécial » sur les dossiers de fonds européens et de jeux olympiques d’hiver. Et de transports à la demande dans les A-M ? Christian Estrosi assure la présidence par intérim.

Lourdes réquisitions contre Rachida Dati

Les réquisitions du Parquet national financier sont lourdes contre Rachida Dati : quatre ans de prison, dont deux ferme sous bracelet électronique, cinq ans d’inéligibilité et d’interdiction de la fonction publique avec exécution provisoire. Le temps risque de sembler bien long à l’ancienne ministre de la Justice puis de la Culture et actuelle maire du VIIe arrondissement de Paris en attendant que le tribunal correctionnel de Paris rende son jugement. S’il suit l’avis du PNF, elle perdra immédiatement son mandat d’élue et empêchera son retour dans la magistrature où elle vient d’être réintégrée et se trouve actuellement en attente de poste. Pour Carlos Ghosn, en fuite au Liban, le parquet a requis quatre ans de prison avec maintien du mandat d’arrêt.

Soumission chimique : campagne d’information

L’association « M’endors pas », fondée par Caroline Darian, fille de Gisèle Pélicot, a lancé hier la première campagne nationale de sensibilisation à la soumission chimique contre les violences sexuelles. Il s’agit de faire connaître ces pratiques – administration d’une substance psychoactive à l’insu d’une victime dans le but d’abuser d’elle et de faire en sorte qu’elle ne garde aucun souvenir de l’agression. Elle veut sensibiliser les enquêteurs à investiguer au moindre doute pour que les criminels soient arrêtés. La campagne sera diffusée à la télévision, dans la presse, sur les réseaux sociaux et sur des panneaux d’affichage dans les grandes villes. Gisèle Pélicot apparaît dans ce spot pour inviter les victimes à contacter le Centre de référence sur les agressions facilitées par les substances (Crafs).

Lycéens en colère dans le 06 et le 83

Le mouvement national des lycéens a trouvé hier un écho dans les Alpes-Maritimes avec des élèves qui ont bloqué leurs établissements à Cagnes-sur-Mer (Auguste-Renoir), Nice (LP de Magnan), Menton (Pierre et Marie Curie) ou encore dans le Var, Lorgues (Thomas-Edison), avec des revendications générales ou particulières à leur lycée. Sur leur liste de récriminations, une surcharge des emplois du temps, l’absence de professeurs dans des matières importantes, la vétusté des locaux, des cafétérias trop chères, le manque de chauffage ou de climatisation. À Nice Magnan, un matelas a été brûlé devant la grille, à Nice au lycée d’Estienne d’Orves, les pompiers sont intervenus sur un feu de poubelles. Alors que la CGT EducAction 06 apporte son soutien à ce mouvement, Éric Ciotti a dénoncé lundi sur X des « troubles inacceptables » et une « manipulation ». La préfecture a précisé hier que « face à des débordements inacceptables, les forces de sécurité présentes aux abords de l’ensemble des lycées concernés pour sécuriser le bon déroulement des manifestations ont dû procéder à dix interpellations de lycéens pour jets de projectiles, tirs de mortier, incendie volontaire, violences en réunion, vols et dégradations de bien privés. On dénombre deux élèves légèrement blessés par des tirs de mortier et de projectiles lancés par des manifestants. Une cheffe d’établissement et un personnel administratif de l’Éducation nationale ont déposé plainte suite à des jets de projectiles. » Les lycéens ont annoncé leur intention de poursuivre ce mouvement. Le préfet des Alpes-Maritimes a annoncé que « les forces de sécurité demeurent mobilisées et attentives à l’évolution du mouvement ».

Affaire Nahel : quelle charge contre le policier ?

La justice examinera aujourd’hui l’appel formé par la défense du policier ayant tué Nahel en juin 2023 à Nanterre et qui était initialement poursuivi pour meurtre, la Cour de cassation ayant annulé en juin la requalification des faits en violences. L’affaire est donc renvoyée devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles pour déterminer si le policier sera jugé pour meurtre. Celle-ci devra étudier la demande de non-lieu de la défense. Alors que le collectif pour Nahel réclame un jugement pour meurtre, l’avocat du policier, Maître Laurent-Franck Liénard, considère que le tir mortel était « légitime » et « conforme au cadre légal  ». La mort de Nahel, tué à bout portant lors d’un contrôle routier, avait provoqué plusieurs nuits d’émeutes en France.


Jean-Michel Chevalier