Ironman Nice : édition

Ironman Nice : édition 2026 annulée mais avenir sécurisé, une semaine hors norme

La ville de Nice a prolongé l’Ironman jusqu’en 2029, mais l’édition 2026 a finalement été annulée seulement huit heures avant le départ en raison de la canicule. Deux annonces majeures en l’espace de trois jours.

Quelle semaine pour l’Ironman de Nice ! Comme l’a affirmé Benoît Kandel, adjoint au maire délégué aux Sports, Nice va rester « l’une des deux plus grandes destinations du triathlon dans le monde ». Jeudi 25 juin, la ville officialisait la poursuite de l’épreuve jusqu’en 2029. Le lendemain, à seulement quarante-huit heures du départ, la préfecture des Alpes-Maritimes annonçait l’annulation de l’édition 2026 en raison de la prolongation de la vigilance orange canicule. Une décision exceptionnelle prise pour préserver la santé des 4 500 triathlètes attendus, mais aussi celle des bénévoles, des secouristes, des forces de l’ordre et des équipes mobilisées tout au long du parcours.
La préfecture a également justifié ce choix par la nécessité de ne pas solliciter davantage les services de secours déjà fortement mobilisés par l’épisode caniculaire. Une première dans l’histoire récente de cette épreuve mythique, disputée sur 3,8 km de natation, 180 km de vélo et un marathon de 42,195 km.

L’Ironman reste à Nice jusqu’en 2029

Benoît Kandel ©ML

Avant ce coup de théâtre, la conférence de presse organisée à l’Hôtel de Ville avait surtout été l’occasion d’officialiser un accord entre la municipalité et le groupe Ironman. Les éditions 2027, 2028 et 2029 de l’Ironman France se dérouleront bien à Nice. « Dans l’esprit de notre maire, il n’était pas question d’arrêter l’aventure », a assuré Benoît Kandel. «  Nice, avec Hawaï, est l’une des villes les plus connues pour le triathlon dans le monde. »
En revanche, les championnats du monde Ironman 70.3 ne reviendront pas après l’édition prévue les 12 et 13 septembre 2026. La municipalité a choisi de ne plus verser la subvention de 1,5 million d’euros. « Cet argent sera réinvesti sans délai dans l’entretien de nos installations sportives : piscines, gymnases, stades de rugby  », a justifié Benoît Kandel, soulignant que plusieurs équipements niçois souffrent d’un manque d’entretien. L’Ironman France de juin conserve, lui, son niveau de soutien habituel accordé par la ville. « C’est un très bon investissement, estime Benoît Kandel, au regard des retombées économiques attendues, de l’ordre de 25 à 30 millions d’euros pour le territoire. »

Un patrimoine sportif qui perdure

©ML

Malgré la perte des Mondiaux 70.3, les organisateurs préfèrent retenir la continuité de l’épreuve niçoise. « Nous parlons aujourd’hui d’une magnifique nouvelle : la poursuite de plus de 45 ans de triathlon à Nice  », souligne Yves Cordier, triathlète et directeur de projet d’Ironman France. « Je suis avant tout un Niçois. Pouvoir assurer cette continuité est une excellente nouvelle. »
L’organisateur rappelle également que les championnats du monde ont vocation à changer régulièrement de destination. «  Nous avons déjà eu la chance d’en organiser cinq en sept ou huit ans. Cela n’avait pas vocation à durer indéfiniment. »
Ironie du calendrier, quelques heures avant l’annulation, Yves Cordier expliquait encore que les équipes étaient habituées aux fortes chaleurs niçoises, avec des points de rafraîchissement installés tous les 700 à 800 mètres et un dispositif médical renforcé. Les prévisions météo ont finalement conduit l’État à privilégier le principe de précaution.
Si cette édition 2026 restera comme une parenthèse inédite dans l’histoire de l’Ironman, la place de Nice dans le triathlon mondial ne semble pas remise en cause. L’horizon est déjà fixé sur 2027, année qui marquera les 45 ans du triathlon niçois.

©ML

Photo de une ©ML