JO 2030 : « Le choix (…)

JO 2030 : « Le choix est politique, le reste ce sont des balivernes »

Comme un symbole, sur la pelouse de l’Allianz Riviera, une table ronde réunissait, le 4 juin aux Entreprenariales, les maires des quatre grandes communes des Alpes-Maritimes. Ce stade qui a fait achopper le projet des JO 2030 à Nice.

«  J’avais très clairement dit que je n’accepterais pas que ce stade soit occupé pendant un an pour transformer un stade de football de 40 000 places en une patinoire de 15 000. C’est une aberration environnementale ! Faire de la glace dans une enceinte aussi vaste, c’est une aberration budgétaire ! 100 millions d’euros pour couvrir le stade, c’est une aberration économique ! » Devant les entrepreneurs du département, le maire de Nice justifie ses choix et relativise les conséquences économiques «  Au final, je regrette qu’on n’ait pas les jeux mais de quoi allons-nous être privés : d’une image internationale ? Est-ce que Nice, Antibes ou Cannes en manquent est ce que le tourisme qui accueille 5 millions de passagers va être privé de son efficacité ?  » Le maire accuse : « Le choix est politique, le reste ce sont des balivernes. On a voulu sanctionner Nice. Il y a des ministres, pourtant azuréens, qui ont agi contre Nice en disant au premier ministre de ne pas faire ce cadeau au maire, des présidents de groupes à l’Assemblée Nationale qui ont dit : il vaut mieux le faire à Lyon car c’est une ville de gauche ça nous permettra d’avoir le budget. »

Un gâchis collectif

Dans les tribunes du stade, les applaudissements sont maigres et certains ne cachent pas leur agacement et leur déception « à cause de chamailleries politiques, nous laissons passer une formidable occasion de mettre en lumière notre territoire. Dans ce contexte de crise, cela aurait pu contribuer à renforcer notre attractivité, à stimuler le développement économique et à créer des emplois au lieu de ça nous assistons à un gâchis collectif.  »
Dans un communiqué de presse, le monde économique (UPE 06, CCI Nice côte d’azur, BTP 06, UMIH, UIMM) déplore une perte difficile à chiffrer mais réelle et appelle à une concertation : «  Compte tenu de cette situation très pénalisante à laquelle nous devons collectivement faire face, il nous paraît urgent qu’une concertation soit engagée dans les tout prochains jours avec l’ensemble des acteurs économiques du territoire, afin d’apporter de la visibilité et d’éviter que les entreprises de notre département ne soient pas les grandes perdantes de cet échec collectif. »

Photo de Une ©ME