Quatre projets prometteurs récompensés lors de la 9e édition du Monaco Ocean Protection Challenge
- Par Valérie Noriega --
- le 17 juin 2026
La neuvième édition du Monaco Ocean Protection Challenge (MOPC), concours international consacré à l’innovation au service de la préservation des océans, a récompensé jeudi 11 juin quatre projets portés par des étudiants et jeunes entrepreneurs venus du monde entier. La finale s’est tenue au Musée océanographique de Monaco.
Coorganisé par l’International University of Monaco, l’Institut océanographique de Monaco, Monaco Impact et la Fondation Prince Albert II de Monaco, le concours vise à soutenir l’émergence de startups capables d’apporter des solutions concrètes à la protection des écosystèmes marins et à la gestion durable des ressources océaniques.
Une participation en forte hausse
Cette édition a enregistré un nombre record de candidatures avec 215 projets déposés par des étudiants issus de 67 établissements d’enseignement supérieur répartis dans 58 pays (contre 135 projets lors de l’édition précédente) ont indiqué les organisateurs.
Après plusieurs mois de travail consacrés à l’élaboration de leurs modèles économiques, dix équipes finalistes ont été sélectionnées par un premier jury composé de 32 experts internationaux. Elles ont été invitées à Monaco pour défendre leurs projets devant un jury final réunissant des représentants du monde de la finance, de l’entrepreneuriat et de l’innovation.
Les 27 candidats présents en Principauté représentaient quatorze nationalités différentes.
SEADS remporte le prix « Business Concepts »
Dans la catégorie « Business Concepts », le premier prix a été attribué à SEADS, projet porté par quatre étudiants de l’université de Münster, en Allemagne.
L’initiative propose une technologie autonome reposant sur l’intelligence artificielle pour restaurer les herbiers marins à grande échelle. Le système développé doit permettre de récolter, cultiver puis replanter des graines d’herbiers, des écosystèmes essentiels au stockage du carbone, à la protection des côtes et au maintien de la biodiversité.
CalX distinguée dans la catégorie « Startups »
Le prix principal de la catégorie « Startups » est revenu à la société française CalX, fondée par Quentin Germe. L’entreprise développe des matériaux de construction marins à faible empreinte carbone. Sa solution, baptisée Oysteria X, est fabriquée à partir de coquilles d’huîtres recyclées et de liants minéraux naturels. Développée avec l’Ifremer et le CNRS, elle vise à offrir une alternative au béton marin traditionnel tout en favorisant le développement de la biodiversité sous-marine.
Deux prix spéciaux attribués
Le « Prix Coup de cœur de CFM Indosuez » a été décerné à BendNSnap, projet présenté par Kankskhi Dodia, étudiante à l’International University of Monaco.
La startup développe un système biodégradable imprimé en 3D destiné à accélérer la restauration des récifs coralliens. La technologie permettrait de réduire considérablement le temps nécessaire à la fixation des fragments de coraux.
Le prix « Spotlight on Africa » a, quant à lui, récompensé Blue Field Company, entreprise marocaine fondée par Amine Koubaa. Le projet associe culture durable d’algues et technologies de suivi environnemental afin de restaurer les écosystèmes de la lagune de Marchica et de créer de nouvelles opportunités économiques locales.
Un accompagnement au-delà du concours
Le Monaco Ocean Protection Challenge ne se limite pas à la remise de prix. Les lauréats bénéficient ensuite de programmes de mentorat, d’accélération et d’une mise en relation avec des investisseurs. Plusieurs anciens participants ont notamment été invités aux différentes éditions du Blue Economy and Finance Forum (BEFF), organisé à Monaco, afin de favoriser le développement et le passage à l’échelle de leurs solutions.
Créé à Monaco, le Monaco Ocean Protection Challenge s’est imposé au fil des années comme l’un des rendez-vous internationaux dédiés à l’entrepreneuriat au service de l’économie bleue et de la protection des océans.