Cannes : quand Jean (...)

Cannes : quand Jean Corso monte les marches aux côtés des stars ...

  • 12 mai 2016

Cinéma avec André Téchiné, mais aussi mise en scène et théâtre... Le Niçois a plus d’un tour dans son sac et on le reverra bientôt dans Scènes de ménage tourné à Valberg

Jean Corso, acteur, metteur en scène et professeur de théâtre à Nice, poursuit parallèlement une carrière au cinéma. L’an dernier, il montait les marches du Festival de Cannes en compagnie de Catherine Deneuve et Guillaume Canet. Car Fratoni, c’était lui, dans L’Homme qu’on aimait trop d’André Téchiné. Le metteur en scène, qui avait apprécié le talent du Niçois, l’a repris dans Quand on a 17 ans dans le rôle d’un coach de boxe, militaire à la retraite et voisin de Sandrine Kiberlain.

En attendant d’autres rôles, Jean Corso savoure son bonheur. « Je suis né à Tunis en 1949, d’une famille de cinq enfants, d’un père sicilien, métreur-vérificateur et poète, et d’une mère florentine » raconte l’homme à la soixantaine sportive, affûté après une prise de kilos pour raison professionnelle, suivie d’un régime.

« J’aime la vie comme un sportif »
« J’ai dû prendre du poids pour mon rôle dans Quand on a dix-sept ans et j’ai eu du mal à le perdre », explique ce passionné qui s’investit complètement dans ses rôles. « On entre au théâtre comme on entre en religion, disait Louis Jouvet. J’ai tou- jours été attiré par l’art, la musique et la danse ».

Excellent footballeur, Jean Corso, qui a fait ses classes au Cavigal, a signé un contrat de stagiaire pro à l’AS Cannes : « J’aimais le beau jeu, les dribbles, c’était de l’art ». Entre le ballon rond et le théâtre, il voit des affinités : « J’aime la vie, comme un sportif, j’aime la sincérité et l’authenticité. Sur la scène comme sur le terrain on ne fait pas semblant. Au théâtre comme au football, je suis un coach sans le vouloir, j’ai la gagne en moi. La loi d’amour est une loi d’échange. C’est ainsi entre acteurs et spectateurs. Que ce soit en sport comme au théâtre ou dans la vie, donne-toi ! »

Premier prix du conservatoire de Nice en comédie dramatique, le jeune acteur a suivi les cours de Julien Bartheau. « C’était très dur. J’y ai croisé Michèle Laroque. Puis Bernard Fontaine m’a fait travailler ».

Rencontre avec Téchiné
Parallèlement à un emploi de dessinateur dans la fonction publique, Jean Corso, marié et père de Johan, a mené une carrière dans le théâtre : « Depuis 30 ans, je suis professeur de théâtre, metteur en scène et acteur au théâtre de la Semeuse ». On l’a aussi vu à la télévision, notamment des rôles d’avocats : « Dans Le Prix de la Vérité de Santoni, sur l’affaire Yann Piat avec Annie Duperey sur TF1 et dans Sous le soleil sur M6. On va me voir aussi bientôt dans le rôle d’un curiste à Valberg dans Scènes de ménage, avec Gérard Hernandez et Marion Game ».

Mais, pour Jean Corso, son meilleur souvenir est tout récent : « C’est ma rencontre avec André Téchiné. Quand il te met en confiance, tu donnes tout pour lui. C’est formidable qu’il m’ait choisi dans L’Homme qu’on aimait trop et puis repris pour Quand on a 17 ans ».

Heureux comme un comédien sur scène, l’acteur niçois se veut résolument optimiste : « Tout ce que j’ai eu, c’est bien, mais tout ce qui va arriver demain, ce sera encore mieux ! »

Photo : DR
Ci-dessus, il incarne Jean-Dominique Fratoni dans L’Homme qu’on aimait trop.
Pierre BROUARD

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