Crash de la Caravelle (…)

Crash de la Caravelle Ajaccio-Nice : une opération de relevage des débris jugée faisable

Dans le cadre de l’information judiciaire ouverte sur le crash de la Caravelle reliant Ajaccio à Nice survenu le 11 septembre 1968, de nouvelles investigations ont été conduites sur l’épave de l’appareil, annonce Damien Martinelli procureur de la République de Nice ce 7 septembre.

Ces recherches avaient été préparées à la suite de premières réunions associant notamment la préfecture maritime en juin 2025. Sous la direction du magistrat instructeur, une opération de localisation et d’identification des débris a ensuite été menée du 11 au 13 octobre 2025. Réalisée sur une zone prédéfinie de huit kilomètres carrés, cette opération avait été conduite sur commission rogatoire confiée au groupement de gendarmerie maritime de Méditerranée, avec le concours du commandement de la zone maritime Méditerranée.
Au terme d’une trentaine d’heures de plongée à environ 2 300 mètres de profondeur, les recherches avaient permis de détecter et d’identifier plusieurs débris de l’appareil, notamment des éléments de la queue, ainsi que deux réacteurs.

À la suite de ces premières constatations, des experts ont été sollicités afin d’évaluer la faisabilité et les conditions techniques d’une nouvelle campagne de prises de vues sous-marines, ainsi que d’une éventuelle opération de remontée des débris identifiés.

Dans le cadre de ces travaux, la vice-présidente chargée de l’instruction a également saisi la division des investigations aéronautiques de la section de recherches des transports aériens de la gendarmerie nationale. Pour conduire ses analyses, cette dernière s’est notamment appuyée sur un exemplaire de Caravelle conservé par un aéro-club. L’appareil, présenté comme parfaitement conservé et identique à celui concerné par les investigations, a permis de réaliser un important travail photographique, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’aéronef.
Les enquêteurs ont également procédé à une analyse des différents éléments recueillis lors des opérations de plongée. Ces travaux ont conduit à retenir la pertinence d’une opération destinée à relever les principales pièces identifiées sur le site, parmi lesquelles figurent les deux réacteurs.
Des demandes ont, en conséquence, été adressées à plusieurs entités susceptibles d’assurer techniquement une telle opération.

À ce stade, les premiers retours communiqués par une entité publique spécialisée confirment la faisabilité d’une opération de relevage, dont la durée est actuellement évaluée à six jours.

Dans l’attente des autres retours, les échanges se poursuivent pour préciser quels pourraient être les modalités et le calendrier de cette opération avec l’objectif de pouvoir y procéder dès que les conditions seront réunies, précise le procureur de la République.

Photo de Une : Illustration ©DR