Diffamation : la plainte

Diffamation : la plainte de la LDH contre le maire de Mandelieu rejetée par le Tribunal Correctionnel de Paris

Le Tribunal correctionnel de Paris a rejeté la plainte pour diffamation déposée par la Ligue des droits de l’homme (LDH) à l’encontre du maire de Mandelieu-La Napoule.
La procédure faisait suite à des propos tenus par l’édile en 2023 lors d’une intervention sur CNews, dans le cadre d’un débat portant sur un arrêté municipal interdisant la baignade en tenue habillée, incluant le burkini. La LDH avait d’abord contesté cet arrêté, avant d’engager des poursuites pénales pour diffamation.

À l’audience, il était reproché au maire d’avoir déclaré que la LDH était instrumentalisée et devenait en France « un outil de l’islam radical », propos visant, selon lui, à dénoncer des prises de position « répétées et systématiques » de l’association. Le tribunal a estimé que cette appréciation, « argumentée  » et formulée « dans un contexte politique et médiatique », relevait de la liberté d’expression, considérée comme « pierre angulaire du débat démocratique ». En conséquence, la plainte a été rejetée.

Le maire a salué un jugement qui, selon lui, « réaffirme un principe fondamental : en démocratie, la confrontation des idées est la première des libertés ». L’édile a par ailleurs appelé à un débat public fondé sur les faits, estimant que « les élus doivent pouvoir défendre clairement leurs positions et leurs convictions sans avoir à craindre d’être entravés par des tentatives de judiciarisation du débat  ». Face aux actions engagées par la LDH contre la ville, il a invité l’association à « faire preuve de davantage de mesure et de réflexion », tout en se disant «  toujours prêt à en débattre librement ».

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