Aéroport de Nice : en (...)

Aéroport de Nice : en phase de redécollage…

Pour les activités d’aviation commerciale, avec 4,58 millions de passagers, l’Aéroport de Nice Côte d’Azur a enregistré en 2020 un trafic en recul de -68,4%, alors qu’il visait avant la crise les 15 millions de voyageurs.

Pour les activités d’aviation générale, avec 23 650 mouvements, le repli est de -31,7%.

Les effets de l’épidémie se font durement sentir dans le domaine aérien, l’un des plus impactés au niveau mondial, avec un arrêt quasi total de deux mois, suivi d’une reprise en été et à l’automne, mais sans revenir sur les chiffres des années précédentes. Selon les spécialistes du secteur, le niveau antérieur ne pourra être atteint qu’en 2023 ou 2024 à condition que le vaccin tienne ses promesses.
La plateforme de la Côte d’Azur s’inscrit logiquement dans ce contexte morose. Elle a cependant continué ses travaux de modernisation et mis en place une politique sanitaire pour poursuivre au mieux ses activités. 
« 2020 ne sera pas pour la plateforme une année à oublier car elle lui aura permis de se projeter pleinement dans l’avenir en dessinant les contours d’un aéroport ultra-performant, totalement sûr d’un point de vue sanitaire et engagé activement dans la réduction de ses nuisances environnementales », résume Franck Goldnadel, président du directoire des Aéroports de la Côte d’Azur.
Les équipes de Nice ont donc fait preuve d’agilité pour répondre aux nouveaux impératifs. Dès le mois de mars, un large éventail de mesures a été pris pour faire face à la pandémie, répondant aux recommandations des diverses autorités de santé (Haut Conseil de Santé Publique, ministère de la Santé) tout en s’inscrivant dans le cadre des travaux menés avec les organisations sectorielles (ACI Europe et UAF). 
« Aucun opérateur, de quelque secteur d’activité que ce soit, ne pourra, demain, envisager de poursuivre ses activités s’il n’est pas résolument et sincèrement engagé dans une politique de réduction de ses impacts environnementaux. L’aéroport a été pionnier il y a plus de dix ans déjà. Sa conviction perdure, et 2020 aura été l’occasion de poursuivre ses efforts » analyse Franck Goldnadel. Il a signé la première convention entre un gestionnaire aéroportuaire, des communes et l’Office National des Forêts pour « créer les puits de carbone nécessaires à l’absorption de ses émissions résiduelles au plus près de ses pistes, soit dans un rayon de 50 kilomètres ». Cette convention engage l’Aéroport Nice Côte d’Azur à financer l’achat d’arbres ainsi que leur entretien annuellement jusqu’en 2030 au moins. Concrètement, 2,6 hectares sont en cours de reboisement sur la commune de Carros, soit 2 080 arbres. Sur la commune de Saint-Césaire-sur-Siagne, 500 plants sont en train d’être mis en terre sur un demi-hectare. Le plan prévisionnel d’investissements prévoit au cours des dix prochaines années de participer au reboisement de plus de 80% des espaces forestiers communaux disponibles des Alpes-Maritimes. Le volume d’arbres plantés aura alors permis la captation d’environ 300 tonnes équivalent CO2, soit les émissions résiduelles de la plateforme en 2030, estime l’aéroport.

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