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24 septembre 2018

Aménagement : Nice et (...)
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Proposé par Valérie Noriega
Les Petites Affiches

De la longue visite que Jacques Mézard, ministre de la cohésion des territoires, a fait la semaine dernière dans les Alpes-Maritimes, à Nice et à Grasse, on retiendra surtout l’annonce par celui-ci de l’engagement de l’État dans ce qui constituera le prolongement de l’Eco-Vallée de Nice.

Séduit par la première phase - et par le fait que les 64 M€ d’argent publics injectés dans l’opération ont généré 900 M€ d’investissements privés (chiffres fournis par Christian Estrosi) - Jacques Mézard a en effet confirmé que l’état apporterait un tiers au "pot" pour la poursuite de l’aménagement de la plaine du Var. Une nouvelle saluée avec plaisir par le président de la Métropole, et par les représentant des métiers de l’aménagement du territoire.

À Grasse, le ministre a signé avec le maire Jérôme Viaud la convention "Cœur de ville" qui permettra à la cité des Parfums d’imaginer un futur pour son centre ville, et de bénéficier des aides que l’État attribue pour leur revitalisation à 222 villes moyennes en France, confrontées aux mêmes difficultés en matière de logement, de cadre de vie et de commerce.
La visite de Jacques Mézard s’est achevée à l’Observatoire Immobilier de la Côte d’Azur qui fêtait ses quarante ans.

Ils ont dit

Jacques Mézard, ministre
"On ne va résoudre les problèmes avec des postures idéologiques. Avec la loi Elan, nous avons touché à des tabous - niches fiscales, loi SRU, loi littoral, limitation des droits de recours des permis de construire - et il est normal qu’il y ait des protestations. Je compte sur la commission mixte paritaire entre députés et sénateurs pour aboutir sur des propositions concrètes et constructives pour la loi Elan".

Richard Galy, maire de Mougins
"Concernant la construction de logements sociaux sur ma commune, le précédent préfet avait su se montrer convaincant (pénalités financières, ndlr). Nous construisons maintenant une centaine de logements sociaux par an. Il y a une forte demande des jeunes actifs. Nous avons modifié le PLU pour y introduire de la mixité sociale. Nous veillons à la qualité architecturale des bâtiments".

Le préfet G.F. Leclerc
Il y a dans ce département 38 000 foyers et 100 000 personnes en attente d’un logement social. En attendant, ces personnes sont logées dans le secteur libre, mais paient de ce fait des loyers plus élevés, ce qui altère leur pouvoir d’achat. Nous ne réussirons à combler le retard qu’en construisant 3 000 logements sociaux par an pendant dix ans. Nous ne sommes pas encore tout à fait certains de les atteindre en 2018.

J.-M. Ebel, Observatoire Immo
"Du fait des prix, l’accès au logement est difficile pour les actifs. Il y a des tensions sur le prix des loyers et, pour les acquéreurs, le prix du neuf ou de la revente n’est pas en adéquation avec les salaires. Il faut s’interroger, remettre à plat la fiscalité de l’immobilier, pouvoir construire plus haut dans les villes, éviter les recours abusifs
(2 500 logements bloqués dans les Alpes-Maritimes)".

Photo de Une : À Nice, Jacques Mézard se fait présenter l’aménagement de la Plaine du Var, opération qu’il a jugée "exemplaire". DR JMC

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