En PACA, les loyers (…)

En PACA, les loyers grimpent deux fois plus vite qu’au niveau national

Le loyer moyen atteint 906 euros charges comprises en Provence-Alpes-Côte d’Azur, en hausse de 2,3 % sur un an. La progression est particulièrement marquée sur la Côte d’Azur, où Nice et Antibes enregistrent des hausses proches de 6 %. Cannes reste la ville la plus chère parmi les communes étudiées.

Le marché locatif reste sous pression en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Selon les données de l’Observatoire GH Location, le loyer moyen charges comprises s’élève à 906 euros par mois sur les neuf premiers mois de 2026. Il a augmenté de 2,3 % en un an, soit deux fois plus vite qu’au niveau national (+1,1 %).
La région affiche ainsi le deuxième loyer moyen le plus élevé de France, derrière l’Île-de-France. Le loyer moyen atteint 18,1 euros par mètre carré, pour une surface de 50 m². C’est sur le littoral azuréen que les évolutions sont les plus spectaculaires. À Nice, le loyer moyen atteint 1 065 euros, en hausse de 5,9 % sur un an. Un deux-pièces coûte en moyenne 1 047 euros charges comprises. À Antibes, le loyer moyen progresse de 6 %, à 1 080 euros. Et cette hausse des prix s’accompagne d’une baisse de l’offre : le nombre d’annonces recensées diminue de 3,6 % sur un an. La situation est encore plus marquée à Cagnes-sur-Mer, où le loyer moyen augmente de 8,6 %, à 1 095 euros. L’étude précise toutefois que cette progression est notamment liée à une offre davantage composée de logements de trois pièces et plus. Cannes conserve le niveau de loyer le plus élevé des douze villes étudiées. Il faut compter en moyenne 1 146 euros par mois. Un trois-pièces y atteint 1 550 euros, tandis qu’un studio dépasse déjà 800 euros.

Une offre locative moins dynamique

Le nombre de logements proposés à la location progresse de 6,4 % en PACA, contre 9,2 % en France. L’offre régionale augmente donc, mais moins rapidement que la moyenne nationale. Le contraste est particulièrement net à Marseille. La cité phocéenne enregistre une baisse de 4,6 % de son offre, la plus forte des villes étudiées. Dans le même temps, son loyer moyen progresse de 4,4 %, à 912 euros. À l’inverse, Fréjus bénéficie d’une hausse de 14,8 % du nombre d’annonces, la plus forte progression du panel. À Avignon, l’offre augmente également de 9,1 %, tandis que les loyers sont orientés à la baisse : -3,4 % sur un an, à 659 euros. La Cité des Papes est la seule ville étudiée dans ce cas.

Le meublé pèse lourd dans la région

Autre particularité du marché régional : le poids des locations meublées. Elles représentent 37,5 % des annonces en France, tandis que leur part approche une annonce sur deux en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Dans la région, un logement meublé se loue en moyenne 917 euros, contre 896 euros pour un logement vide. Il est toutefois proposé sur une surface plus petite. Pour Guy Hoquet, la pression sur l’offre est également à mettre en regard de la place de la location saisonnière sur le littoral. Selon Stéphane Fritz, président de Guy Hoquet l’Immobilier : « En Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’offre locative progresse moins vite qu’au niveau national. Sur un littoral très touristique, la location saisonnière concurrence directement la location à l’année : chaque logement qui bascule vers la courte durée fait défaut aux habitants. Signe encourageant, l’offre de location vide s’étoffe. Après la loi de novembre 2024, qui a doté les communes de nouveaux outils pour réguler les meublés de tourisme, le projet de loi de finances pour 2027 prévoit à son tour de réduire leur avantage fiscal. Attention à ne pas pénaliser pour autant le meublé loué à l’année. »

Comment l’étude a-t-elle été réalisée ?
L’Observatoire GH Location a analysé les annonces de logements anciens, meublés et non meublés, publiées entre le 25 décembre 2025 et le 24 septembre 2026 sur 15 portails immobiliers. Les données Yanport ont été retraitées afin notamment d’exclure les locations saisonnières, les colocations et les annonces incomplètes ou erronées. Pour la région PACA, l’analyse porte sur 12 villes. Les loyers indiqués sont des moyennes mensuelles charges comprises et portent sur les biens proposés à la location, et non sur l’ensemble des baux effectivement signés.

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