En région Sud, NGE expérimente de nouvelles passerelles vers les métiers de la transition écologique
- Par Valérie Noriega --
- le 10 septembre 2026
Le groupe de BTP NGE lance une expérimentation pour faciliter l’accès des publics éloignés de l’emploi aux métiers liés à la transition écologique. La région Sud fait partie des quatre territoires retenus pour tester le dispositif, aux côtés de l’Île-de-France, du Grand Est et de la Bretagne.
Donner davantage de visibilité à des métiers parfois méconnus et élargir les viviers de recrutement. C’est l’objectif de l’expérimentation lancée par NGE, quatrième acteur du BTP en France, avec makesense et la Fondation FACE. Présenté le 12 septembre à Saint-Denis, à l’occasion du festival « UNIQUES » consacré à l’égalité des chances, le dispositif doit permettre de créer de nouvelles passerelles vers les métiers de la transition écologique.
La région Sud figure parmi les premiers territoires concernés par cette expérimentation. Le groupe entend notamment y faire connaître des opportunités professionnelles liées aux infrastructures et aux activités contribuant à la transition écologique, auprès de candidats qui ne sont pas nécessairement touchés par les circuits classiques de recrutement.
Des métiers encore peu identifiés
L’expérimentation s’appuie sur Greentaf, une plateforme développée par makesense et dédiée aux métiers de la transition écologique inclusive. Elle met en relation entreprises, candidats et acteurs de l’emploi, avec une attention particulière portée aux profils ouvriers et techniciens.
Plusieurs familles de métiers ont été identifiées pour cette première phase. Dans le ferroviaire, NGE cite notamment les postes de monteur caténaires, magasinier atelier ou mécanicien matériel. Dans le secteur nucléaire, l’expérimentation pourra concerner des ouvriers d’exécution, des canalisateurs en milieu nucléaire ou des chefs d’équipe. Les réseaux et la gestion de l’eau, avec notamment le métier de canalisateur, font également partie des secteurs ciblés.
D’autres opportunités concernent la construction et la rénovation durables, comme les postes de conducteur de travaux bois ou de chef de chantier en rénovation énergétique. Des fonctions d’ingénieur études travaux fluides et électricité ou d’assistant de direction développement sont également citées.
Cette liste n’est toutefois pas figée. Elle doit évoluer en fonction des besoins de recrutement du groupe et des opportunités identifiées dans les différents territoires.
Des offres d’emploi mais aussi de la formation
Concrètement, NGE prévoit de diffuser certaines offres d’emploi de manière ciblée sur Greentaf et de mieux valoriser les parcours de formation proposés par le groupe. L’entreprise souhaite également travailler avec les acteurs locaux de l’emploi, notamment la Fondation FACE et les missions locales. L’expérimentation doit permettre de suivre les candidatures et de recueillir les retours des différents participants afin de mesurer l’efficacité du dispositif. L’enjeu est notamment de déterminer si ces nouvelles modalités permettent d’attirer des candidats qui restent aujourd’hui éloignés des métiers concernés.
« Avec FACE et makesense, nous expérimentons de nouvelles façons de rendre visibles les métiers de la transition écologique auprès des publics éloignés de l’emploi », explique Laurence Lelouvier, directrice des ressources humaines de NGE. L’objectif, poursuit-elle, est de leur « faire découvrir des opportunités concrètes d’insertion et de carrière » dans les différentes entités du groupe.
Pour makesense, cette collaboration doit également permettre de tester de nouvelles formes d’accompagnement. « C’est l’occasion pour nous d’expérimenter et déployer des parcours d’accompagnement et de recrutement bienveillants, qui permettront aux jeunes de construire leurs futurs », souligne Alizée Lozac’hmeur, co-fondatrice de l’organisation.
Avec ce dispositif, NGE cherche donc à agir sur deux enjeux à la fois : répondre à ses besoins de recrutement et diversifier les profils candidats, tout en faisant mieux connaître les débouchés professionnels liés à la transition écologique.
Après une première phase menée en Île-de-France, en région Sud, dans le Grand Est et en Bretagne, le groupe évaluera les résultats de l’expérimentation. Le dispositif pourra ensuite évoluer en fonction des enseignements tirés de ces premiers territoires.