Fleurette Hyères, une (…)

Fleurette Hyères, une histoire de famille

Fondée en 1974, cette maison florale familiale est à la fois artisan fleuriste et producteur des derniers œillets méditerranéens cultivés en France.

À la tête de cette entreprise, Gil Sallès, 61 ans, perpétue un savoir-faire précieux en conjuguant tradition et innovation. Sous son regard attentif renaît l’œillet, fleur emblématique longtemps délaissée, qui retrouve aujourd’hui toute sa noblesse et sa place dans le paysage horticole.

Gil Sallès, producteur depuis trois générations, rappelle ses débuts : « J’ai commencé à vendre des fleurs en porte-à-porte à l’âge de 7 ans, c’était mon argent de poche. Mon terrain de jeu était les serres de mon grand-père, il y avait des strelitzias, des glaïeuls. J’ai toujours baigné dans cet environnement  ».
Aux côtés de Gil, sa femme Laetitia, ancienne préparatrice en pharmacie, a fait le choix de se reconvertir dans l’art floral, il y a 7 ans. Formée par le meilleur ouvrier de France, elle a cofondé avec son fils, Lucas, « Fleurette Hyères », une marque qui met en avant les petites fleurs des champs et l’œillet, en développant une offre événementielle pour les mariages et autres cérémonies. «  Nous voulons honorer notre patrimoine floral », déclare-t-elle, soulignant l’importance de la fleur française.

LUXE AUTHENTIQUE

Leur fils, Lucas, 23 ans, reprend le flambeau avec des projets ambitieux. Diplômé en Entreprenariat à l’IAE de Lyon, il développe la marque familiale par le biais d’outils modernes, tels qu’un site e-commerce et une présence accrue sur les réseaux sociaux : « La marque aspire à créer de magnifiques compositions florales tout en mettant en avant la richesse du patrimoine. « Fleurette Hyères » collabore avec des artistes pour promouvoir l’œillet, une fleur chargée d’histoire et de symboliques. L’objectif principal de leur démarche est d’honorer la fleur française. En tant que membre du collectif de la fleur française, l’entreprise s’engage à ce que 90 % des fleurs proviennent du Var ».

L’AGRICULTURE, ADN DE HYÈRES

L’agriculture, souligne Elie Di Russo, ancien adjoint à l’agriculture de Hyères et adjoint spécial aux Borrels, est l’ADN de la ville : « Lucas Sallès est un jeune entrepreneur qui reprend l’exploitation de floriculture de ses parents. C’est la dernière production d’œillets de France. Lucas est plein de projets pour valoriser la production de cette fleur porteuse de nombreux symboles mais aussi pour mettre en valeur le terroir hyérois, premier producteur de fleur coupée à l’échelle nationale. Il mérite tout notre soutien et toute notre aide pour l’accompagner dans la réalisation de ses futurs projets. Je rappelle que son arrière-grand-père a été aussi un adjoint qui avait mis en place les Floralies de Hyères qui avaient eu beaucoup de succès. Un beau challenge pour l’avenir. Hyères doit rayonner au niveau de l’agriculture  ».

L’exploitation familiale, qui s’étend sur 3 420 m² avec plus de 25 variétés différentes, se distingue par ses pratiques respectueuses de l’environnement. En bannissant les produits chimiques, l’équipe a opté pour la protection biologique intégrée, utilisant des insectes pour lutter contre les nuisibles, une démarche qui témoigne de leur engagement envers une floriculture durable.

Photo de Une © Philippe OLIVIER

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