IA avancée : l’Europe veut renforcer sa « cyber-hygiène »
- Par Jean-Michel Chevalier --
- le 16 juillet 2026
La Commission européenne a présenté un plan d’action visant à apporter une réponse structurée aux risques et à exploiter les possibilités offertes par les modèles avancés d’intelligence artificielle (IA) dans le domaine de la cybersécurité. Les nouveaux modèles avancés d’IA redéfinissent la cybersécurité, l’IA pouvant être utilisée à mauvais escient pour détecter des vulnérabilités, automatiser des attaques et accroître l’ampleur ainsi que la rapidité des cyberincidents à un niveau sans précédent.
S’appuyant sur le cadre juridique de l’UE en matière d’IA et de cybersécurité, le plan d’action réunira les États membres, les entreprises et les organisations de l’UE afin de renforcer la cybersécurité de notre environnement numérique face aux vulnérabilités liées aux modèles avancés d’IA.
« L’IA transforme la notion même de cybersécurité. Nous devons nous adapter à cette évolution. L’UE dispose de bases solides pour ajuster sa réponse face aux vulnérabilités engendrées par les technologies émergentes. Nous devons mobiliser et concentrer nos capacités, nos réseaux et le cadre juridique existants afin de renforcer la cybersécurité de notre environnement numérique » souligne Henna Virkkunen, vice-présidente chargée de la souveraineté technologique, de la sécurité et de la démocratie.
Une sécurité efficace suppose une compréhension approfondie de la manière dont les nouvelles technologies peuvent être utilisées, détournées ou exploitées. En vertu du règlement sur l’intelligence artificielle, les modèles avancés d’IA doivent être évalués et les mesures d’atténuation soigneusement examinées avant leur mise sur le marché de l’UE.
Afin de développer une expertise européenne, la Commission lancera un appel spécifique visant à mettre en place une capacité européenne d’évaluation, couvrant notamment la cybersécurité, qui devrait être opérationnelle en 2027. Cette nouvelle capacité contribuera aux missions réglementaires du Bureau européen de l’IA en renforçant l’évaluation, par des tiers, des capacités et des risques liés à l’IA à l’échelle mondiale.