La mobilité, défi écologi

La mobilité, défi écologique majeur de la rentrée en PACA

Alors que les déplacements des sportifs amateurs représentent 80 % de l’empreinte carbone du secteur, la région Sud lance des solutions avec Mob’Sport.

La rentrée de septembre est synonyme de reprise des activités sportives pour des centaines de milliers de licenciés en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Derrière cette dynamique positive pour la santé et le lien social se cache un enjeu environnemental de taille, souvent sous-estimé : l’impact carbone des déplacements. Loin des compétitions professionnelles, c’est bien la mobilité du sport amateur qui pèse le plus lourd dans la balance écologique.
Près de 80 % de l’empreinte carbone globale du sport est imputable aux trajets des pratiquants, de leurs familles et des bénévoles. Qu’il s’agisse de se rendre à un entraînement en semaine, d’accompagner son enfant à un match le week-end ou de rejoindre le lieu d’une compétition régionale, la voiture individuelle reste le mode de transport dominant.

Ces trajets, répétés plusieurs fois par semaine pour de nombreux foyers, génèrent des émissions de gaz à effet de serre considérables. Face à cette réalité, l’enjeu est de concilier la pratique sportive, essentielle au bien-être, avec les impératifs de la transition écologique.

Mob’Sport : une initiative pour changer les habitudes

Pour répondre à ce défi, l’initiative Mob’Sport déploie une campagne de sensibilisation et d’action sur le territoire. Son principe est d’encourager un changement de comportement en promouvant des solutions de mobilité durable. L’idée est d’inciter les sportifs et leurs familles à remplacer, lorsque les conditions le permettent, la voiture individuelle par des alternatives plus vertueuses comme la marche, le vélo, l’usage des transports en commun ou encore le covoiturage entre membres d’un même club.
La campagne nationale « Mob’Sport, bougeons autrement » met en lumière des exemples concrets de familles, de jeunes et de clubs qui ont déjà franchi le pas. Elle vise à démontrer que des solutions existent et sont adaptées aux réalités de chacun, que ce soit en milieu urbain ou rural.
La réussite d’une telle transition ne repose pas uniquement sur la volonté individuelle. Elle dépend également de l’engagement des collectivités locales à créer un environnement propice à ces nouvelles mobilités. Le territoire s’organise ainsi pour faciliter ces changements via des investissements ciblés.
La création ou la sécurisation de pistes cyclables, l’amélioration de l’éclairage public sur les trajets menant aux infrastructures sportives, ou encore le développement de parkings à vélos sécurisés sont autant de leviers essentiels. Ces aménagements visent à rendre les alternatives à la voiture sûres, pratiques et attractives pour tous les usagers, des plus jeunes aux plus âgés.

Photo de Une ©DR