Le Geres se projette (…)

Le Geres se projette face aux défis futurs du climat

À l’occasion de ses 50 ans, l’association Geres dévoile ses ambitions pour la transition énergétique malgré un contexte de financements tendus.

Née à Marseille en 1976 pour développer l’énergie solaire comme alternative au pétrole, l’association Geres, basée à Aubagne, s’apprête à célébrer un demi-siècle d’engagement. Le 1er octobre prochain, elle réunit ses équipes, partenaires et soutiens aux Grandes Tables de la Friche la Belle de Mai pour un anniversaire tourné vers l’avenir de la solidarité climatique, un secteur confronté à de profondes mutations.

Un demi-siècle d’actions

Depuis sa création, le Geres a étendu son action en France et dans une dizaine de pays d’Asie et d’Afrique, œuvrant pour que la transition énergétique devienne un levier de justice sociale. L’événement marseillais est l’occasion de revenir sur ce parcours, mais surtout de définir les orientations pour les cinquante prochaines années, dans un contexte de plus en plus complexe. « Cet anniversaire est l’occasion de rendre hommage à ce chemin parcouru, mais surtout de se projeter ensemble vers l’avenir. Aux côtés de nos partenaires, allié·es, soutiens, bénévoles, salarié·es actuel·les et ancien·nes, nous continuerons à imaginer et construire les 50 prochaines années d’action pour une Solidarité climatique forte, vivante et porteuse d’espoir  », commente Marie-Noëlle Reboulet, présidente du Geres.
Cet anniversaire intervient dans un climat d’incertitude, marqué par la « contraction des financements publics consacrés à l’environnement et à la solidarité internationale  », selon l’association. Face à cette nouvelle donne économique, le Geres prévoit de lancer, le 11 novembre, une campagne d’appel aux dons inédite pour assurer la pérennité de ses projets.
Pour les années à venir, l’association a défini plusieurs axes stratégiques. Dès 2027, elle intensifiera son offre d’assistance technique pour partager son expertise avec davantage d’acteurs publics et locaux. Elle poursuivra également le développement de solutions de rénovation énergétique adaptées aux changements climatiques, à l’image du projet RénovMED qui accompagne déjà des ménages modestes à Marseille. Autre projet phare, le programme 3R (Reduce, Reuse, Recycle), lancé en 2026, vise à structurer la gestion des déchets de la filière solaire, avec un atelier pilote prévu au Bénin. Enfin, le Geres renforcera les coopérations agricoles et prévoit de réinstaller son siège à Marseille pour consolider son ancrage territorial.

Des projets du local à l’international

La force du Geres réside dans sa capacité à déployer des solutions concrètes sur des terrains variés. En région Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’Inter-Réseau Agriculture Énergie Environnement (IRA2E), co-animé par l’association, a déjà permis à plus de 6600 exploitations agricoles de réaliser un diagnostic « énergie et GES ». Une nouvelle phase du programme est prévue de 2027 à 2029 pour poursuivre cet accompagnement.
À l’international, les initiatives se multiplient pour répondre à des enjeux spécifiques. Les projets FRESH (Bénin et Maroc) et CHILL (Cambodge) exportent le savoir-faire en matière de rénovation thermique et de confort d’été, capitalisant sur des expériences menées dans des contextes de froid extrême en Mongolie. Cette approche, qui articule action locale et coopération internationale, illustre la vision du Geres : des solutions adaptées aux territoires, co-construites avec les populations locales.

Photo de Une ©DR