Le SEA Index® étend son évaluation environnementale aux bateaux de plaisance à partir de 10 mètres
- Par Valérie Noriega --
- le 28 juillet 2026
Jusqu’ici réservé aux yachts de plus de 24 mètres, le SEA Index® élargit désormais son champ d’application aux bateaux de plaisance à partir de 10 mètres. Développée par le Yacht Club de Monaco dans le cadre de l’initiative « Monaco, Capital of Advanced Yachting », cette évolution vise à rendre l’évaluation des émissions de CO2 accessible à une part beaucoup plus importante de la flotte mondiale.
Reconnu pour sa méthodologie scientifique d’évaluation des performances environnementales des yachts, le SEA Index® a déjà certifié plus de 130 unités de plus de 24 mètres. Avec cette extension, le référentiel couvre désormais les monocoques à déplacement, semi-déplacement et planants, ainsi que les catamarans de série jusqu’à 35 mètres. Cette évolution a été menée en collaboration avec Lloyd’s Register. De nouveaux modèles de référence ont été développés à partir d’un vaste ensemble de données afin de prendre en compte les caractéristiques de conception des différents bateaux et leurs profils d’exploitation. L’objectif est de permettre des comparaisons fondées sur des critères homogènes et conformes aux principes internationaux d’efficacité énergétique maritime.
Cadre commun
Au-delà de l’aspect technique, cette extension doit permettre à davantage d’acteurs de disposer d’un cadre commun pour évaluer les émissions de CO2. Les chantiers navals pourront intégrer ces critères dès la conception des unités, tandis que les propriétaires et futurs acquéreurs auront accès à des informations comparables, quelle que soit la taille du bateau. Les ports de plaisance, marinas et établissements financiers disposeront également d’un référentiel harmonisé pour accompagner leurs démarches environnementales.
Pour Bernard d’Alessandri, président du SEA Index® et secrétaire général du Yacht Club de Monaco, cette évolution constitue « une étape importante » en rendant l’évaluation environnementale « plus inclusive et accessible » à partir des bateaux de 10 mètres. Il souligne l’ambition de mettre à disposition de l’ensemble de la filière un cadre « crédible et transparent » favorisant l’amélioration des performances environnementales de la flotte de plaisance.
Même constat chez Lloyd’s Register. Le Dr Chris Craddock, responsable mondial Marine Asset and Operational Performance, explique que la méthodologie a été adaptée afin de mieux prendre en compte la diversité des coques, des vitesses et des profils d’utilisation. Selon lui, le recours à des courbes de référence spécifiques, élaborées selon des méthodes conformes aux objectifs de décarbonation de l’Organisation maritime internationale (OMI), permet de proposer une évaluation équitable et cohérente à l’échelle internationale.
En élargissant son périmètre bien au-delà des seuls super-yachts, le SEA Index® entend accompagner la transition environnementale de l’ensemble de la plaisance et renforcer la disponibilité de données comparables et vérifiées sur les émissions de CO2 du secteur.