Une information juridique

Une information juridique pour les victimes d’agression

Association agréée par le ministère de la Justice, l’Association d’Aide aux Victimes d’Infractions du Var (AAVIV) accueille les victimes d’agression depuis 1985 et assure 28 permanences dans le département.

Structure reconnue travaillant en étroite collaboration avec les magistrats, les services de police et de gendarmerie, les municipalités, les associations, etc, l’AAVIV est adhérente de France Victimes, la fédération d’associations d’aide aux victimes.

Isabelle CHOUTET, directrice de l’association, répond aux questions de La Gazette du Var.

Quelle est votre mission ?

I.C. Notre mission est d’accueillir les victimes d’infraction, d’attentats ou d’événements collectifs. Nous proposons une information juridique sur les droits des victimes, un accompagnement tout au long de la procédure judiciaire et un soutien psychologique. Notre service d’aide s’adresse à tous les publics, ses prestations sont gratuites et les entretiens confidentiels.

Qu’entendez-vous par infraction ?

I.C. Une infraction désigne un comportement refréné par la loi pénale. Le spectre est large puisque cela va du vol de portable au meurtre, et les besoins sont très différents selon les personnes. L’aide aux victimes est une politique prioritaire du ministère de la justice et l’AAVIV accompagne, de façon générale, toutes les victimes de situations violentes, traumatisantes.

Comment ces personnes entendent-elles parler de vous ?

I.C. Le bouche à oreille, les recherches personnelles, notre communication. Mais elles nous sont aussi envoyées lors d’une saisie officielle du parquet. Et l’association est connue des forces de l’ordre, de nos partenaires, des CCAS, des assistantes sociales, etc. Nous offrons une aide juridique et/ou psychologique à près de 4 000 personnes chaque année.

Quelles sont les raisons pour lesquelles vous êtes sollicités ?

I.C. Les atteintes aux personnes, tels que les homicides et les agressions et surtout les violences conjugales. Un quart des personnes reçues viennent pour des violences conjugales. Notre équipe, composée de juristes et de psychologues, est sensibilisée à ce mode de prise en charge très spécifique. Les personnes ne sont pas obligées de déposer une plainte pour être admise par le service, il suffit qu’elles s’estiment victimes. L’objectif est de les sortir de la situation de danger en travaillant tant sur leur sécurisation psychique que sur les différentes problématiques les concernant : logement, santé, procédures judiciaires. Elles sont aidées, ainsi que leurs enfants, à tous les stades de la procédure.

Quel type d’aide apportez-vous aux victimes ?

I.C. Nous assurons un suivi personnalisé en prenant en compte leurs besoins particuliers. Les procédures pénales peuvent s’étendre sur des années. L’aide juridique consiste à les informer sur leurs droits et les procédures qui s’offrent à elles, les aider à constituer leurs dossiers, leur proposer un entretien avec la psychologue du service, leur permettre d’obtenir une indemnisation, les orienter vers des professionnels et les assister dans leurs démarches.

Quel serait le message pour les victimes qui ne se font pas connaître ?

I.C. Qu’il existent des dispositifs existent, et qu’elles engagent des démarches ! Qu’elles n’hésitent pas à déposer plainte ou à appeler le 115. Dans le cas des violences conjugales, la meilleure manière de se mettre à l’abri est de partir. Nous sommes là pour les accompagner même si le parcours est long.

A NOTER...

AAVIV

146 avenue du Maréchal Foch - Toulon

04 98 00 46 80

Du lundi au vendredi de 9h à 12h30 et 13h30 à 17h

contact@aaviv.fr

Propos recueillis par Lætitia CECCALDI.

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