Utiles ou futiles, (...)

Utiles ou futiles, nos infos de ce 2 septembre


Le procès des attentats de janvier 2015 débute aujourd’hui devant une cour d’assises spéciale à Paris. 49 jours d’audience, 200 parties civiles, 94 avocats et 14 accusés, tels sont les chiffres hors norme de ce rendez-vous judiciaire qui va replonger les Français, et plus particulièrement les victimes, dans l’horreur des attaques contre la rédaction du journal satirique Charlie Hebdo, une policière municipale et un magasin juif. 17 personnes avaient trouvé la mort en ce sinistre mois de janvier, qui avait auguré une vague terroriste marquée par les attentats de Paris en novembre et de Nice le 14 juillet 2016. Les auteurs directs des faits ayant été abattus par les forces de l’ordre, les personnes jugées, dont dix comparaissent détenus, sont impliquées dans la préparation des attaques. Trois manquent à l’appel, car en fuite dans des zones de combat djihadistes ou supposées mortes. Eu égard à la dimension historique du procès, ses débats seront filmés.

Christian Estrosi invite la droite à rejoindre Emmanuel Macron lors de la prochaine présidentielle. Dans un entretien accordé hier au Figaro, le maire de Nice estime qu’aucun des supposés prochains candidats des Républicains ne s’impose pour mener la droite à la bataille de 2022. Selon l’élu azuréen, Valérie Pécresse, Bruno Retailleau, François Baroin ou Xavier Bertrand n’ont pas l’aura évidente et légitime qui mènera le parti à la victoire, comme pouvaient l’avoir en leur temps Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy. Estimant que les lignes politiques des Républicains et de la République en Marche ne sont finalement pas si éloignées, Christian Estrosi veut faire d’Emmanuel Macron un candidat commun, « pour ne pas gâcher tous les talents de la droite (…) et que ceux-ci puissent participer au redressement de notre pays. Bien évidemment, il y a des conditions, et cela doit se faire sur la base d’un projet commun », a-t-il déclaré. Une position qui n’a pas surpris grand monde…

Bas les masques à Villeneuve-Loubet ! Alors que la tendance est au port du masque, y compris en extérieur en ces temps de crise sanitaire, la cité des bords du Loup se distingue en considérant qu’il n’est «  ni opportun, ni utile ». Ce sont les mots du maire, Lionnel Luca, sur le compte Facebook de la commune la semaine dernière. Le territoire villeneuvois étant à 70% classé Natura 2000, la municipalité n’a pas jugé nécessaire de solliciter le préfet pour qu’il impose le masque en extérieur. D’autant que selon l’élu «  cela n’est pas une nécessité médicale ! ». Et de conclure son propos par : « La commune de Villeneuve-Loubet n’est pas une clinique et ses habitants ne sont pas non plus des rats de laboratoire... ».

La citadelle de Villefranche a été retenue pour le Lotto du patrimoine, qui vise à sauvegarder les monuments historiques français. C’est le choix de la mission Bern, sur proposition de la Fondation du patrimoine. Après le château de Guillaumes en 2018 et le moulin de Berre en 2019, le Bastion dit « de la Turbie » représentera les Alpes-Maritimes cette année lors de l’opération. Sa restauration, qui sera menée par la commune avec le concours de l’État et du Département, bénéficiera donc de fonds supplémentaires. Les tickets à gratter du Loto du patrimoine ont été mis en circulation le 31 août. Cinq tirages sont prévus en septembre.

Les vendanges 2020 ont débuté dans les vignobles français. Et elles sont inédites. Habituellement préoccupés par l’état sanitaire de leurs vignes, les viticulteurs doivent aussi veiller à la santé de leurs vendangeurs cette année. Covid-19 oblige. Parmi les usages à suivre, prohiber les échanges d’outils, assurer une distanciation physique dans les parcelles, lors des fameux repas et dans les lieux d’hébergement, fournir du matériel d’hygiène… Globalement, la qualité des raisins est bonne. Mais le millésime se distingue par son abondance et, surtout, sa précocité, due à un printemps doux. Conséquence, jusqu’à un mois d’avance dans certaines régions.

Les cadres risquent de connaître une baisse de leur salaire cette année en raison de la crise sanitaire et économique. C’est le constat de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec). Selon son directeur général, Gilles Gateau, "La crise économique a d’ores et déjà un impact visible sur l’emploi des cadres mais elle aura aussi certainement un impact sur leurs rémunérations". C’est surtout la part variable des revenus de leur travail qui devrait chuter, alors que les augmentations habituelles s’annoncent bien plus difficiles à négocier. Pour l’Apec, la situation risque d’avoir des conséquences sur la réduction en cours des inégalités de traitement entre les femmes et les hommes. Elle appelle les employeurs à rester vigilants en la matière. Avant le marasme de la Covid-19, la rémunération brute médiane des cadres du privé atteignait 50 000 € par an en France.

Photo de Une : La restauration du bastion de La Turbie, élément de la citadelle de Villefranche, bénéficiera d’un coup de pouce financier grâce au Loto du patrimoine. © DR

deconnecte