Accès aux espèces : les banques maintiennent un maillage territorial dense malgré l’évolution du réseau de distributeurs
- Par Valérie Noriega --
- le 27 juillet 2026
L’accès aux espèces demeure largement assuré sur le territoire français, malgré la poursuite de l’adaptation du réseau de distributeurs automatiques de billets (DAB). C’est le principal enseignement des données 2025 publiées par le Comité national des moyens de paiement (CNMP), qui mettent en évidence une stabilité de l’accessibilité géographique aux espèces.
Selon le rapport, 98,6 % de la population réside à moins de quinze minutes de route d’un site équipé d’au moins un distributeur automatique de billets. Cette proportion atteint 99,8 % lorsque sont pris en compte les points d’accès privatifs installés chez les commerçants. Pour les habitants des communes ne disposant pas de distributeur, le temps moyen de trajet jusqu’au DAB le plus proche s’établit à 9,3 minutes, un niveau quasiment inchangé par rapport à 2024.
Ces résultats interviennent alors que le réseau poursuit son évolution. Les ajustements du parc de distributeurs concernent principalement les zones urbaines les plus denses, sans effet significatif sur l’accessibilité géographique aux espèces, souligne le CNMP.
Au total, la France métropolitaine compte désormais 70 861 points d’accès aux espèces, incluant les distributeurs automatiques et les points privatifs. Ces derniers représentent 30 051 sites, soit une progression de 5,5 % sur un an, traduisant le développement de solutions complémentaires aux distributeurs traditionnels.
Un maillage territorial stable
Depuis 2018, le nombre de communes équipées d’au moins un site doté d’un DAB se maintient autour de 6 500. En 2025, 87 communes jusque-là dépourvues de distributeur ont été équipées. Ces indicateurs sont cohérents avec la perception des usagers. Selon l’enquête 2024 de la Banque centrale européenne, 91 % des Français jugent l’accès aux espèces « facile » ou « très facile », un niveau parmi les plus élevés de la zone euro. Pour la Fédération bancaire française (FBF), ces données illustrent la capacité du réseau à s’adapter à l’évolution des usages sans remettre en cause l’accès aux espèces. Alors que les paiements en numéraire poursuivent leur recul au profit des moyens de paiement électroniques, les établissements bancaires ajustent progressivement leur infrastructure afin de concilier qualité de service, couverture territoriale et maîtrise des coûts liés à la gestion des espèces.
« La France conserve un niveau élevé d’accès aux espèces. Pour maintenir cette qualité de service dans un contexte de baisse continue de leur utilisation, les banques adaptent leur réseau de manière responsable et progressive. Cette évolution vise à garantir un accès effectif aux espèces sur l’ensemble du territoire, tout en tenant compte des besoins locaux, de la qualité de service attendue et de la nécessaire maîtrise des coûts de la filière fiduciaire », déclare Maya Atig, directrice générale de la Fédération bancaire française.