À Sophia Antipolis, (…)

À Sophia Antipolis, les entreprises se préparent aux exigences de l’AI Act européen

Réunis à Sophia Antipolis le 19 mai à l’occasion de la Nuit des Acteurs du Numérique Azuréens, organisée par Telecom Valley, experts, entreprises et institutionnels ont débattu des implications concrètes du futur cadre européen sur l’intelligence artificielle.

L’intelligence artificielle entre progressivement dans une phase de régulation. C’est autour de cet enjeu qu’étaient réunis, au sein du nouveau Pôle ALPHA à Sophia Antipolis, près de 80 professionnels du numérique à l’occasion de la Nuit des Acteurs du Numérique Azuréens, organisée par Telecom Valley.
Placée sous le thème «  Vers une IA de confiance, sécurisée et responsable », cette édition avait pour objectif d’accompagner les entreprises confrontées à l’entrée en vigueur progressive de l’AI Act européen, règlement destiné à encadrer le développement et l’usage des systèmes d’intelligence artificielle.
L’événement a mobilisé plusieurs communautés de Telecom Valley (cybersécurité, data & IA, open source et intelligence collective) ainsi que des représentants de Capgemini, Softeam, OW2, Nlighten, European Society of Cardiology ou encore Manta Tech.

Gouvernance, cybersécurité et souveraineté

Une keynote introductive animée par David Djian, avec la participation de Laurent Beaubiat, Paolo Cumani (Softeam), Franck Manfredini (Nlighten), Laure-Emmanuelle Peyret (European Society of Cardiology) a ouvert les échanges autour des nouveaux risques liés à l’essor des technologies d’IA : vulnérabilités techniques, enjeux éthiques, responsabilité des organisations et protection des données. Présenté comme un « code de la route » du numérique, l’AI Act européen vise notamment à classifier les systèmes d’IA selon leur niveau de risque afin de concilier innovation, sécurité et respect des droits fondamentaux. Une table ronde consacrée aux enjeux opérationnels du règlement a ensuite permis de confronter les premiers retours d’expérience d’entreprises engagées dans le déploiement de solutions d’IA. Les discussions ont mis en lumière plusieurs préoccupations récurrentes : dépendance technologique vis-à-vis des plateformes d’IA, sécurisation des modèles, gouvernance des données et responsabilité juridique des organisations.

Des ateliers orientés vers les usages concrets

La soirée s’est poursuivie par trois ateliers thématiques centrés sur la souveraineté numérique, la cybersécurité et la conformité réglementaire.
Les participants ont notamment travaillé sur des cas pratiques liés au choix des modèles ouverts, aux plateformes technologiques ou encore aux agents autonomes, avec l’objectif d’identifier les conditions permettant de développer des solutions maîtrisées et durables. Un second atelier consacré à la cybersécurité a illustré plusieurs scénarios de vulnérabilités et de compromission de systèmes d’IA, tout en présentant des bonnes pratiques pour sécuriser les interactions avec les modèles et renforcer la protection des données. Enfin, un atelier dédié à l’AI Act a abordé les leviers opérationnels de mise en conformité des projets d’intelligence artificielle : traçabilité, audit des biais, gouvernance des modèles ou encore documentation réglementaire.
Au-delà des enjeux techniques, les échanges ont confirmé la volonté des acteurs azuréens d’anticiper les nouvelles obligations européennes tout en préservant leur capacité d’innovation. Telecom Valley indique par ailleurs que les travaux menés lors de cette soirée pourraient alimenter la rédaction d’un livre blanc dans les prochains mois.

Phot de une ©Telecom Valley