À Mougins, Notre-Dame-de-

À Mougins, Notre-Dame-de-Vie invite le gratin des musiciens

Si le mot de « festival » est parfois galvaudé, ce n’est pas le cas pour celui organisé dans les jardins de la chapelle Notre-Dame-de-Vie à Mougins. Un rendez-vous devenu incontournable en treize années d’existence pour les amateurs de musique qui savent qu’ils y retrouveront à la fois des musiciens de notoriété internationale, les as de leur instrument, et la nouvelle génération d’artistes les plus prometteurs à l’orée d’une carrière prometteuse. Ce rendez-vous, qui s’est étoffé au fil des ans, se déroulera du 2 au 11 juillet avec un programme riche, exigeant et séduisant bâti par son directeur artistique, le flûtiste Philippe Depetris.

Cet été, l’événement s’ouvre pour la première fois au jazz dans ce qu’il a de meilleur, prêt à faire la java pour la soirée de clôture avec Richard Galliano. « Ce dernier nous offre un voyage musical intemporel, empreint de poésie et d’émotion. Une alchimie que l’accordéoniste a choisi de faire revivre sur scène avec Adrien Moignard à la guitare et le contrebassiste Philippe Aerts, qui apporte à cet édifice artistique de solides fondations. »

Le reste du programme est plus « classique ». En ouverture, on retrouvera (le 7 juillet) le violoniste Sergey Khachatryan, lauréat du premier prix du Concours international Jean-Sibelius et du Concours Reine Élisabeth de Belgique en 2000, et sa sœur, la pianiste Lusine Khachatryan, dans ce duo familial qui jouera leur dernier album My Armenia (label Naïve), prix Echo Klassik, sorti à l’occasion du centenaire du génocide arménien. Jean-Sébastien Bach, Ferruccio Busoni, Ravel et Baghdasaryan.

Nicolas Bringuier ©DR

Le lendemain, piano à quatre mains sur le thème « Songe d’une nuit d’été », qui convoque Mendelssohn, Rachmaninov, Debussy, De Falla et Ravel. Le pianiste niçois Nicolas Bringuier, distingué par un 2e prix au Concours international R. Schumann de Zwickau (2004) et plébiscité au Concours Chopin de Varsovie (2005), sera le complice d’Arturo Pizarro, premier prix du Concours international de piano de Leeds (1990) et concertiste international de renom.
Jeudi 9 juillet, c’est l’une des violoncellistes les plus brillantes de sa génération, Anastasia Kobekina, qui jouera avec la pianiste et compositrice suisse Beatrice Berrut l’une des œuvres en création, mais aussi dans les « élans romantiques » de Robert Schumann, Brahms et Rachmaninov.
Fantaisie, humour et spontanéité le vendredi 10 avec Smoking Joséphine, groupe de cinq jeunes femmes « virtuoses, pétillantes solistes accomplies, qui transforment sans complexe le quintette à cordes en un terrain de jeu, s’affranchissant des codes et du cérémonial des concerts classiques ». Sous l’impulsion de la violoniste Geneviève Laurenceau, elles s’épanouissent depuis 2017 et dédicaceront cette soirée « Amour toujours ! » sur des airs de Liszt, Prokofiev, Saint-Saëns, Kreisler et Bernstein.
Il faut bien cinq soirées – une de plus que les éditions précédentes – pour faire vivre ce lieu magique et inspirant, et partager sous les étoiles les émotions que nous apporte la musique.

Attention : tous les concerts débutent à 21 heures précises et les retardataires ne pourront rejoindre leurs places qu’à l’entracte. Renseignements : 04.92.92.55.67.

Photo de Une : Smoking Joséphine©DR