Antibes : La musique (…)

Antibes : La musique sacrée fait son festival

Après une première soirée en juillet qui vit l’ensemble I Solisti della Nuova Cameristica di Milano, trois solistes reconnus de la scène italienne et le flûtiste antibois Philippe Depetris jouer Boccherini, Rossini et Mozart, le 35e Festival d’Art Sacré reprend cet automne avec une affiche grandiose réunissant de grands interprètes et des œuvres de ce répertoire qui a trouvé à Antibes un lieu privilégié où s’épanouir.

Un nouveau rendez-vous est donné ce vendredi « Autour du Gloria de Vivaldi » avec l’orchestre de l’Academia Nuova Cameristica di Milano, l’ensemble choral Licabella et chœur de femmes Fonte Gaïa de Lecco (Italie), Leslie Visco (soprano), Giorgia Gazzola (contralto) et Vincent Tizon (hautbois). « Ce programme propose une immersion au cœur du baroque italien du 18ème siècle, où l’expressivité se conjugue à la spiritualité et explore les multiples visages de la musique sacrée et instrumentale de cette époque », commente Philippe Depetris, directeur artistique et âme de ce festival qu’il a porté au plus haut de l’excellence et de la notoriété. Plusieurs pièces de Marcello et Pergolesi seront interprétées avant le Gloria de Vivaldi, «  œuvre éclatante pour solistes, chœur et orchestre, qui alterne des moments de jubilation collective et des passages de recueillement, illustrant l’art du compositeur entre énergie rythmique, richesse harmonique et sens dramatique. Les voix de la soprano et de la contralto y dialoguent avec le chœur et l’orchestre dans une fresque lumineuse, humaine et profondément inspirée  ».
Samedi 12, le Festival investira le centre-ville avec « Voix d’Italie et du monde » sur le kiosque de la place Nationale (concert gratuit) avant de s’installer mardi 15 dans la chapelle Saint-Bernardin pour une soirée « Cantates sacrées » avec l’ensemble Concerto Soave, fondé il y a trente ans à Marseille, et qui met à l’honneur la musique française du grand siècle.

Lepoint d’orgue du Festival sera atteint vendredi 18 avec la venue de Renaud Capuçon qui livrera sa version des variations Goldberg de Jean-Sébastien Bach.

Pour le violoniste vedette, « la musique est la plus belle preuve de l’existence de Dieu. Pour moi, la musique est inhérente à la foi. Quand je joue Bach, la question ne se pose plus, c’est tellement miraculeux, cela vous élève l’âme si haut ! Ma façon de témoigner se fait en musique. C’est pour cela que j’en parle peu. Je considère que j’en parle mieux avec mes notes qu’avec des mots ». Œuvre emblématique du répertoire baroque, les Variations Goldberg ont été composées vers 1741 pour le clavecin et forment à l’origine un cycle fondé sur une aria suivie de trente variations. Dans la version proposée par Renaud Capuçon, elles sont interprétées dans une transcription pour trio à cordes de Dmitri Sitkovetsky qui redistribue la richesse polyphonique de Bach entre les trois instruments – violon, alto et violoncelle – et permet une lecture renouvelée de la partition.

Le mercredi 23 septembre à la chapelle Saint-Jean, « Souffles d’esprit », en création mondiale, propose une exploration intime et poétique des multiples visages de la flûte, l’un des instruments les plus anciens. « La flûte, instrument du souffle et de la respiration, devient ici un véritable prolongement de l’âme, un vecteur d’émotions et de couleurs sonores infinies », commente Philippe Depetris. Au répertoire : J.-S. Bach, CPE Bach, Telemann, Debussy, Golstein, Robin et les improvisations que l’esprit divin voudra bien lui souffler.
Vendredi 25 septembre, en la cathédrale, soirée « Voix divines » au service de Vivaldi, Mozart et Haydn avec l’Orchestre National de Cannes placé sous la direction de Julien Chauvin, et Michèle Breand (soprano).

Enfin, mercredi 30 septembre, « Les jardins de lumière », un concert scénarisé à la chapelle de la Garoupe, avec l’ensemble « Les Itinérantes » pour des interprétations de chants issus de diverses traditions spirituelles (christianisme, islam, judaïsme, hindouisme, taoïsme, animisme, mythologie nordique et égyptienne). Et dimanche 4 octobre, les chœurs de la Maîtrise de Notre-Dame de Paris clôtureront cette 35ème édition à la cathédrale antiboise avec des musiques baroques italiennes autour de Monteverdi, Gabrieli et Carissimi. C’est cette même maîtrise qui s’était produite devant de nombreux chefs d’État et personnalités du monde à l’occasion de la fin des travaux de reconstruction de Notre-Dame il y a quelques mois.

Réservations sur : www.antibesjuanlespins.com. Tél. 04.22.10.60.10.

Photo de Une : ©Marie-Christine Bertin